Vous aimez la littérature allemande et vous vous demandez quelles sont les nouveautés de langue allemande parues en France en cette rentrée ? En voici donc une petite liste pour vous donner des envies de lecture intégrables au Challenge du 1% littéraire 2009 :
1. Adalina / Silvio Huonder (La dernière goutte) -> premier roman allemand
Présentation de l’éditeur :
“Une force mystérieuse pousse Johannes Maculin, artiste berlinois, à retourner sur les lieux de l’enfance, une petite ville suisse enserrée dans un paysage grandiose. Que s’est-il passé il y a vingt ans ? Quels secrets inavouables retiennent Maculin prisonnier d’un amour de jeunesse ? Personne n’échappe bien longtemps aux fantômes du passé. Pour Maculin, le fantôme qui le hante se nomme Adalina. Banalité de la perversité serait un sous-titre idéal pour ce roman construit comme une intrigue policière.
Le récit d’une histoire d’amour tragique et d’un deuil impossible.”
2. A ma fenêtre / Luc Bondy (C. Bourgois) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« « Le soir, j’allais me coucher tôt et je me levais de bonne heure pour réfléchir à ce qui m’arrivait. Les juges du Jugement dernier se perdront en conjectures sur mon existence, ils n’auront sans doute jamais vu d’hommes à la fois aussi dépourvus de conscience et emplis d’inquiétude. Je remplace mes actes par des effleurements. Je laisse les fruits de l’imagination venir vers moi. Certains naissent dans ma poitrine, dans mon âme, c’est plus qu’une journée de travail: ce sont des soupirs déçus, une éternelle alternance entre le lever et le coucher, des grimaces devant le miroir et l’attente du retour de Séraphine, pour autant qu’elle ne se sera pas fait renverser dans la rue ou qu’elle n’aura pas offert à son ami malade trois heures de la soirée qui nous appartient… »
Luc Bondy va et vient avec maestria entre le présent du narrateur et les différentes strates du passé. Un portrait drôle et désabusé de notre temps, une réflexion sur la disparition de l’art théâtral et les beaux fruits de l’inactivité. »
3. Un amour exclusif / Johanna Adorjan (Presses de la cité) -> premier roman allemand
Présentation de l’auteur :
“Ce livre raconte l’histoire de Vera et István, deux Juifs hongrois survivants de la Shoah, qui ont fui les émeutes de Budapest en 1956, ont trouvé refuge au Danemark et se sont donné la mort à Copenhague en 1991. C’est l’histoire d’un amour hors du commun. L’histoire de mes grands-parents.”
4. Le bois de Klara / Jenny Erpenbeck (Actes Sud) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« Dans les années 1920, Klara hérite d’un joli bois au bord d’un lac, un petit paradis près de Berlin-Est. Près de cent ans plus tard, Jenny Erpenbeck enquête sur le destin de ce bois (où elle a passé tous les étés de son enfance) et des personnes qui s’y sont installées successivement, loin d’une vie berlinoise de plus en plus tumultueuse. Lieu de détente et de distraction à l’ombre de la prise de pouvoir de Hitler, abri pendant la guerre, pâturage pour les chevaux de l’Armée rouge, théâtre d’exodes et de retraites, le bois de Klara finit par représenter un enjeu immobilier important après la chute du Mur.
Par petites touches puissantes et poétiques, Jenny Erpenbeck restitue le sort de ce refuge auquel ses hôtes passagers resteront intimement liés. »
5. De quoi sommes-nous faits / Thomas Hettche (Grasset) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« Encore un peu ivre du décalage horaire, Niklas Kalf traverse New York avec sa femme Liz pour se rendre à un dîner. La guerre en Irak est imminente et la ville lui semble prise dans une fièvre étrange. Au cours de cette soirée, on lui raconte l’histoire sanglante d’une adolescente qui a tué un homme à Central Park. Le couple rentre à l’hôtel, à la fois troublé et obsédé par ce fait divers, et passe une nuit agitée. Lorsque le jour se lève enfin, prêt à effacer cauchemars et angoisses, Liz, enceinte, a disparu … Des coups de téléphone menaçants font bientôt comprendre à Niklas que l’enlèvement de sa femme n’est pas sans rapport avec ses propres recherches sur Eugen Meerkatz, émigré juif allemand dont il écrit la biographie. Seul dans un pays qui lui est étranger, il décide de partir sur les traces de la disparue… »
6. Les enfants de Vienne / Robert Neumann (L. Levi) -> roman autrichien (écrit en anglais en 1946 et réécrit en allemand en 1974)
Présentation de l’éditeur :
« Vienne. Hiver 45. Six enfants sans âge ont traversé la guerre tant bien que mal. Dans la cave d’une maison à demi effondrée, ils se sont arrangé un semblant d’existence. Yid et Goy sont experts en trafics et larcins, Eva se prostitue occasionnellement. Avec Ate, une ancienne chef de section des jeunesses hitlériennes, et Curls, ils veillent sur une petite fille malade au ventre terriblement gonflé. Lorsque le révérend noir américain H. W. Smith débarque dans leur étrange abri, « ce qu’il voit et entend là, il ne le croit pas ». Pendant une poignée de jours, au gré de conversations hallucinées, chacun se raconte. Alors, quand Smith promet de les arracher à leur misère, de les emmener loin, vers la vraie vie, un espoir magnifique illumine un instant ce grotesque royaume.
Bouleversant huis clos en trois actes, Les enfants de Vienne est aussi une parabole crue sur la déshumanisation et l’absurdité engendrées par la guerre et le fascisme. Après la catastrophe, tout est détruit, corrompu – y compris la langue. Extraordinaire jongleur de mots, Robert Neumann, excelle à restituer le chaos d’une époque pas tout à fait révolue. »
7. La femme de midi / Julia Franck (Flammarion) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« En 1945, Stettin est occupée par l’Armée Rouge. Parmi les fugitifs dans une petite gare allemande se trouvent Alice et son fils de sept ans, Peter. Quelques instants plus tard, Alice abandonne son enfant sur le quai pour ne plus revenir… »
8. Fleurs de chagrin : l’histoire d’un été / Gerda Mucker-Frimmel (Les Petites vagues) -> roman autrichien
Présentation de l’éditeur :
« Pendant quatre ans, Johanna la Viennoise et Jean-Marie l’Alsacien échangent une correspondance passionnée. Ils ont dix-sept ans et se croient amoureux l’un de l’autre. Bavarde dans ses lettres mais maladivement timide dans la vie, quand Jean-Marie propose des retrouvailles, Johanna accepte de le voir, non sans terreur. Son amie Alma propose une excursion à quatre dans les montagnes autrichiennes ; aussi vive et extravertie que Johanna est calme et renfermée, Alma est accompagnée de William, un ado anglais envoyé en séjour linguistique. Les rêves et espoirs de Johanna et de Jean-Marie s’effritent alors sans bruit tandis qu’ils escaladent des sommets alpins. Rien ne se produit comme ils l’avaient imaginé, à commencer par leur rencontre. »
9. Le goût des pépins de pomme / Katharina Hagena (A. Carrière) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« A la mort de Bertha, ses trois filles, et sa petite-fille, la narratrice, se retrouvent dans leur maison de famille, à Bootshaven, dans le nord de l’Allemagne, pour la lecture du testament. Un roman sur le thème du testament et de l’oubli.
10. L’héritage / Fritz Werf (Apogée) -> nouvelles allemandes
Présentation de l’éditeur :
« Fritz Werf ne tourne jamais longtemps autour de son sujet. Quelques lignes lui suffisent pour entrer, sans préambule, dans telle ou telle scène et paysage où virevoltent avec aisance des personnages, proches, étranges, sympathiques ou pathétiques, dont il sait capter le quotidien, l’histoire et les coups de folie avec efficacité. Dans les sept nouvelles qui composent L’Héritage, les êtres qu’il décrit sont influencés et traumatisés par leur passé. Il leur rend hommage avec gravité, ne se séparant jamais de ce ton ironique qu’il cultive avec sagesse. »
11. Jésus m’aime / David Safier (Presses de la cité) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« Marie est abonnée aux échec sentimentaux. Alors qu’elle vient de saboter son premier mariage, elle rencontre un charpentier plein de qualités. Doux, sensible et généreux, Joshua a tout de l’homme idéal. A un détail près: il lui déclare être Jésus. Marie pense tout d’abord avoir une fois de plus affaire à un tordu. Mais il n’est pas donné à tout le monde de marcher sur l’eau…
Après le succès de Maudit Karma, son premier roman, David Safier confirme son talent pour la comédie avec Jésus m’aime, une réjouissante histoire d’amour, de famille et de tolérance. Du divertissement à l’état pur ! »
12. Leçons particulières / Alain Claude Sulzer (J. Chambon) -> roman suisse de langue allemande
Présentation de l’éditeur :
« Avant la chute du communisme, Leo, un étudiant qui a fui un pays de l’Est est accueilli en Suisse par un couple qui accepte de l’héberger. Martha, une mère de famille de 34 ans, accepte de lui donner, tout aussi gracieusement des cours d’allemand. Dans cette langue qu’il maîtrise à peine il s’entend avouer pour la première fois qu’il a abandonné sa fiancée au pays. Mais cette trahison ne sera pas la dernière. Alors qu’il est devenu l’amant de Martha, il prend en secret des cours d’anglais pour pouvoir rejoindre son frère au Canada. L‘amour qui est pour Martha une révélation qui va bouleverser sa vie, n’est pour lui qu’un bonheur fugitif, qui n’a pas de place dans ses rêves d’avenir.
Pour Alain Claude Sulzer, l’amour est inséparable de la trahison, car toujours l’un aime plus que l’autre. Avec le roman met dénonce aussi l’égoïsme de celui qui émigre et qui, obnubilé par le but qu’il s’est fixé, utilise froidement ceux qui l’aident sans se préoccuper de leurs sentiments. »
13. Un soupçon légitime / Stefan Zweig (Grasset) -> nouvelle autrichienne inédite
Présentation de la librairie Décitre :
« Un soupçon légitime est l’histoire d’un homme dont les passions vont causer le malheur de son entourage.
John Limpley s’installe à la campagne avec son épouse et adopte un chien, Ponto. Adulé par son mare, l’animal se transforme en tyran… jusqu’au jour où il est délaissé, lorsque la jeune femme tombe enceinte. Le drame qui va suivre est d’autant plus tragique qu’il reste inexpliqué. Dans cette nouvelle angoissante, inédite en français, on retrouve le style inimitable de Zweig et sa finesse dans l’analyse psychologique.
Comme dans Lettre d’une inconnue ou Le joueur d’échecs, il dépeint avec virtuosité les conséquences funestes de l’obsession et de la démesure des sentiments. »
14. Le soupirant / Charlotte Link (Presses de la cité) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« Depuis qu’une inconnue est morte à ses pieds après s’être défenestrée, Leona reste traumatisée. Hantée par ce drame, elle se lie d’amitié avec Robert, le frère de la victime. C’est dans ces circonstances que Wolgang, son mari, choisit de la quitter. Profondément déprimée, Leona succombe peu à peu au charme du ténébreux Robert. Mais que sait-elle, au juste, de celui que Wolfgang surnomme ironiquement son « soupirant » ?Une fois de plus, Charlotte Link distille l’angoisse par touches subtiles, dans un crescendo inquiétant, et livre un roman au suspense insoutenable. »
15. Mes taupes / Günter Eich (Circé) > recueil de textes allemand
Présentation de l’éditeur :
« Cet ouvrage rassemble deux textes de l’auteur, parus successivement en 1968 et 1970. Des textes assez brefs où se mélangent poésie, fragments d’essai et histoires courtes. La taupe montre l’absurde. »
16. Les tortues / Veza Canetti (J. Losfeld) -> roman autobiographique autrichien écrit en 1938
Présentation de l’éditeur :
« Eva Caïn vit avec son mari Andreas dans une villa aux abords de Vienne. Un soir, en rentrant, elle voit hissé à leur balcon un drapeau arborant la croix gammée. Nous sommes en 1938, et ce symbole annonce l’arrivée de Pilz, un officier allemand venu s’installer chez les Caïn. Les époux apprennent qu’ils ont un mois pour quitter l’Autriche. Ils se réfugient chez le frère d’Andreas où tous assistent, impuissants, à la montée du nazisme et aux violences quotidiennes de l’occupant. La voisine Hilda monte alors un extravagant projet : fuir en aéroplane avec l’aide des SS eux-mêmes… Dans ce roman dense, puissant et parfois ironique, Veza Canetti entraîne le lecteur dans un univers où tout jugement est exclu. Parallèlement à un témoignage essentiel sur notre histoire, l’auteur raconte ici la douleur de l’exil. À travers l’image d’une tortue que l’héroïne sauve des mains d’un artiste local qui grave sur leurs carapaces des croix gammées, Veza Canetti laisse deviner la réalité d’un futur tragique avec d’autant plus de force. »
17. Une fois deux / Iris Hanika (Les Allusifs) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« 127 secondes : c’est le temps que dure la conversation téléphonique scellant la rencontre de Senta, apprentie galeriste, et de Thomas, informaticien dans la quarantaine, après que ces derniers se soient aperçus dans un café du quartier de Kreuzberg à Berlin. Encore une histoire d’amour ? C’est ce que laisse présager leur rencontre-coup de foudre dans un café. Mais la suite de l’histoire, à travers les longs monologues intérieurs de Senta, met en scène les résistances intérieures des personnages, à la fois émus, surpris et effrayés d’être confrontés respectivement à the man I love et à la femme idéale. De l’analyse scientifique du sanglot à l’urinothérapie, des fouilles archéologiques sous l’ancien no man’s land qui séparait la RDA de la RFA, au mode d’emploi pour un quickie (un rapport sexuel rapide), un véritable arsenal est convoqué pour dynamiter leur relation, découpée au scalpel avec un humour désopilant. »
18. Le voyage à Bordeaux / Yoko Tawada (Verdier) -> roman allemand
Présentation de l’éditeur :
« Romancière japonaise écrivant alternativement en allemand et en japonais, sans jamais se traduire elle-même d’une langue à l’autre, Yoko Tawada ne cesse de traquer le mystère de la différence des langues et des civilisations, dans un va-et-vient constant entre Orient et Occident. Dans ce nouveau roman, elle s’invente un double, Yuna, Japonaise venue comme elle étudier en Allemagne et résidant à Hambourg. Yuna souhaite changer d’horizon : son amie Renée lui propose de se rendre à Bordeaux pour y apprendre le français en logeant dans la maison laissée vacante par son beau-frère, Maurice. Accueillie par celui-ci, Yuna découvre Bordeaux, mais parcourt surtout au fil des pages le labyrinthe de ses souvenirs faits de multiples rencontres, d’amitiés durables ou éphémères. Sur son carnet, les idéogrammes de sa langue maternelle lui servent encore de fragile aide-mémoire… »
BONNES LECTURES !
Présentation de l’éditeur :
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