Marinina n’a rien d’une styliste

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Alexandra Marinina (1957-….) est une criminologue ex-lieutenant de police à Moscou, reconvertie en auteure de romans policiers. Son héroïne récurrente, l’inspectrice Anastasia Kamenskaïa, est apparue dés son deuxième roman “Concours de circonstances” en 1993. On la retrouve ensuite dans une vingtaine de romans, dont seule une petite partie est traduite en français, notamment “La mort pour la mort” (1995), “La mort et un peu d’amour” (1995), “La liste noire” (1995), “Le styliste” (1996), “Je suis mort hier” (1997), “Le cauchemar” (1998), “Ne gênez pas le bourreau” (2005), “L’illusion du péché” (2007). Je découvre donc cet auteure avec un roman choisi un peu au hasard au milieu d’une série.

Dans “Le styliste”,  nous suivons deux histoires en parallèle. D’un côté l’intrigue policière : de jeunes garçons tous homosexuels et se ressemblant physiquement disparaissent à Moscou. Ils sont les uns après les autres retrouvés morts d’overdose. De l’autre une histoire vaguement sentimentale : Anastasia Kamenskaïa, bien qu’en couple avec quelqu’un d’autre, renoue, pour les besoins de son enquête, avec un ancien amant devenu paraplégique. En effet, une piste l’a conduite vers une zone résidentielle de la banlieue moscovite habitée par les “nouveaux russes” et notamment par son ancien amant. Comme ce dernier est traducteur pour une maison d’édition spécialisée dans la littérature asiatique, une troisième histoire impliquant la maison d’édition se greffe sur les deux précédentes.

Ces histoires imbriquées devraient rendre le roman palpitant ; je me suis pourtant passablement ennuyée pendant ma lecture. Un surcroît de travail et de fatigue m’ayant imposé de très courtes plages de lecture, j’ai fait du début du roman une lecture hâchée sans parvenir à m’intéresser vraiment à ces histoires. Mais je pensais que mes mauvaises conditions de lecture étaient en grande partie responsables de mon manque d’intérêt. J’ai donc laissé au roman plusieurs chances de m’intéresser davantage, saisissant le moindre rebondissement de l’intrigue comme prétexte à une poursuite de la lecture. Hélas, Marinina ne semble pas s’intéresser elle-même à son histoire policière : à chaque petite avancée de l’enquête, probablement pour ménager le suspens ou faire durer un récit trop mince, Marinina délaisse son intrigue au profit des histoires parallèles, faisant ainsi immédiatement retomber le peu d’intérêt qu’elle venait juste de réveiller chez son lecteur.  Je n’ai pas compris grand chose à la construction du roman (je me demande d’ailleurs s’il y en a vraiment une). Il y a 12 chapitres dont le découpage ne semble correspondre à rien. La partie sentimentale est franchement niaise, digne de la collection Harlequin. Le style de Marinina  est inexistant. J’ai malgré tout fini par arriver au bout de ma lecture et maintenant je peux le dire : je n’ai pas du tout aimé ce roman. Et je m’interroge sur les raisons du succès de cette auteure en tête des ventes en Russie et abondamment traduite…

Pour ceux qui, comme moi, pensent que la littérature policière est un bon moyen de découvrir un pays et sa littérature, et qui donc seraient intéressés par le roman policier russe, qu’y a-t-il d’autres ? Il y a essentiellement Akounine, mais qui écrit des romans policiers historiques. Il n’a situé à l’époque contemporaine l’action que d’un seul de ses romans, “Altyn Tolobas”, qui sera la lettre A de mon challenge ABC. Mais à part lui et Marinina, que pouvons-nous lire en français ? Si vous avez des pistes, je suis preneuse… 

Le styliste / Alexandra Marinina, traduit du russe par Galia Ackerman et Pierre Lorrain, Paris, Éd. du Seuil (Points policier), 2005, ISBN 2-07-078993-0 

Publié dans: on 2 mai 2008 at 12:32 Commentaires (0)
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Mon challenge d’escargot

Je mets fin (jusqu’à la prochaine fois) à la petite pause bd que je m’offre depuis une dizaine de jours. En plus des bd, j’avais emprunté à la bibliothèque un petit roman de Bounine qui n’était pas prévu, mais devant lequel je ne vais pas résister (d’autant plus qu’il est épuisé). Il me reste un billet à écrire sur le roman policier russe que j’ai traîné comme un boulet pendant des semaines. Et l’écriture du billet s’avère être aussi une terrible corvée. J’espère tout de même m’en acquitter ce week-end.

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C’était la lettre M de mon challenge ABC et seulement la 4e lecture des 26 prévues. Je me disperse, je lis hors challenges, et je commence à douter de terminer mes défis de lecture avant la fin de l’année.  Je viens seulement de donner une apparence définitive à ma liste. J’avais eu beaucoup d’états d’âme pour l’établir. La lettre Z m’avait posé bien des problèmes (je l’avais évoqué ici). Finalement mon choix s’est arrêté sur un roman d’Evgueni Zamiatine. Il restait la lettre U qui me laissait insatisfaite. Je viens seulement de trouver aujourd’hui le recueil de nouvelles de Brady Udall et mets donc, je l’espère, enfin un point final à cette liste.

Et pourtant, même si je suis loin d’être sûre de finir mon challenge ABC 2008, ma liste pour 2009 est déjà commencée !

 

Publié dans: on at 12:48 Commentaires (1)
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