Comment j’ai cru devenir libraire

Moi vivant

C’est l’histoire d’un blog de dessin d’humour qui est devenu une bd. C’est aussi l’histoire d’une fille qui arrive à Rennes et trouve un boulot de libraire dans une grande surface culturelle. D’abord elle est toute contente.

Toute contente

Puis après elle est toute malheureuse.

Toute triste

Entre les deux c’est la dure loi des petits boulots, avec les tâches ultra répétitives et les tout petits chefs nuls. J’imagine que ça rappelle des souvenirs à tout le monde, non ? Sauf que ça se passe dans une librairie. Et on aimerait tant que les librairies soient des temples du savoir, de la culture, de la connaissance… En tous cas Leslie Plée y croyait. Elle n’avait pas vu la différence entre une vraie librairie et ces endroits où on vend du livre comme on vendrait de la bière. Elle était donc un peu naïve !

En lisant cette BD, on n’apprend pas grand chose qu’on ne savait déjà. Mais ça ne fait rien, c’est tout de même une bd très sympa ! Je me demande d’ailleurs si je n’ai pas préféré le reste, c’est-à-dire tout ce qui ne concerne pas la librairie. Par exemple quand elle trouve un appartement, quand elle va chez la psy, quand elle prend l’autobus… Elle croque très bien le quotidien. J’ai pas mal ri au début. Mais après j’ai trouvé ça triste…

A la fin, elle démissionne et elle est de nouveau toute contente. J’étais un peu déçue qu’elle nous fasse le coup du happy end. Comme s’il suffisait de claquer la porte d’un petit boulot pour que le monde change…

Happy end

Pour moi la vraie fin, c’est son livre qui arrive dans un carton, ses anciens collègues qui vident le carton et ses anciens chefs qui font une “opé Leslie Plée” avec séance de dédicace à la librairie. Et ça c’est plus triste que tout !

Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou Comment j’ai cru devenir libraire / Leslie Plée, J.-C. Gausewitch, 2009, 95 p., ISBN 978-2-35013-157-3

P.S.1 Je me suis quand même mis un dessin de côté pour les jours où je n’aurai pas le moral :

Tu as de la chance

P.S.2 Vous saviez que Leslie Plée faisait le Challenge Jane Austen ? La preuve ici !

Publié dans:  on 5 juillet 2009 at 8:22 Commentaires (7)
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7 commentaires Leave a comment.

  1. Mais oui elle est tombée sous le charme de Darcy (rhaa…)
    j’ai lu cette BD, mais en ce moment c’est la flemme des billets BD, alors merci de le faire! Vite lu quand même…

  2. Je ne suis pas tentée du tout. En plus, j’ai lu presque entièrement “Ma vie est tout à fait fascinante” en librairie récemment, et je n’ai pas compris ce que cette BD avait d’extraordinaire. Les BDs sur le quotidien ne sont pas pour moi je pense, et le petit tour que je viens de faire chez Leslie ne me fera pas changer d’avis (son blog est sans doute très bien, hein, je dis juste que ce n’est pas pour moi).

  3. ça a l’air intéressant, je serai curieuse de voir ce qui concerne la manière dont elle perd ses illusions quant au monde de la librairie.

  4. Dis, je comprends pas pourquoi tu trouves la vraie fin “plus triste que tout” ?
    Sinon, je pense que ça m’amuserait de lire cette BD – même si je suis d’accord : il faut être naïf si on pense faire un métier culturel quand on est hôtesse de caisse (ou même conseillère) dans une grande chaîne. Mais je persiste à croire que c’est moins pénible de biper des livres que des poulets rôtis (dont l’odeur me soulevait le cœur, quand j’ai testé le beau métier de caissière).
    Diantre, ce commentaire ne rime à rien !

  5. Keisha, mais je t’en prie ! Si je peux rendre service… :D

    Lilly, je te trouve bien ronchon en ce moment ! (mais non, je te taquine ! :) ) J’ai aussi feuilleté “Ma vie est tout à fait fascinante” en librairie, sans parvenir à m’y intéresser. C’est peut-être drôle, mais les sujets abordés font très chick bd et ne me parlent pas. Avec Leslie Plée, il y avait le monde du livre pour expliquer ma curiosité. Mais je ne te cache pas, que j’ai peur que la suite soit moins intéressante. Pourvu qu’elle n’ait pas un enfant prochainement et n’en arrive pas à un humour de couche culotte !

    The Bursar, c’est exactement la curiosité qui m’a poussée vers cette bd. En fait, il ne s’agit pas à proprement parler d’une librairie mais d’un magasin Cultura. Je ne suis jamais allée dans ce genre de lieu. Mais je sais qu’ensuite elle a travaillé au Virgin de Rennes (que j’ai visité il y a peu), et comme tout le monde a l’air de le considérer supérieur, je n’ose imaginer le niveau du précédent !

    Erzébeth, ce que j’appelle la vraie fin n’est pas dans la bd. Mais c’est moi qui constate qu’elle a fait de cette expérience un produit, une marchandise pour le genre de commerce qu’elle avait semblé condamner. Maintenant elle fait le tour des magasins, en représentante de commerce d’elle-même. Et bien que ce soit le sort de la plupart des auteurs d’aujourd’hui tous genres confondus, je ne peux pas m’empêcher de trouver ça triste… Sinon bien sûr tu as raison, c’est certainement moins pénible, en tous cas au début. Mais comme l’investissement est plus grand, le sentiment de ne pas être en accord avec soi-même l’est aussi. Enfin je crois…

  6. J’ai failli acheter la BD et puis je me suis contentée du site internet! Il faudra que je trouve à l’emprunter…

  7. Titine, en fait je crois qu’on peut très bien se contenter du site Internet ! Bon c’est pas très sympa pour Leslie Plée ce que je dis là, alors je peux essayer de me racheter en disant que le livre est un bel objet, et qu’un livre ça se garde, et tout et tout. N’empêche que moi j’ai lu le blog après le livre et non seulement j’y ai retrouvé les dessins du blog mais en plus j’ai remarqué qu’il y avait souvent des explications en plus sur le blog. Cela dit, le livre rétablit la chronologie. Enfin , c’est toi qui vois de toute façon !


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