Challenge du 1% : premiers romans étrangers

Dans mon dernier bilan du challenge du 1%, j’avais annoncé la publication prochaine sur ce blog de listes thématiques de nouveautés, pour donner quelques idées de lecture à ceux qui en manqueraient. Voici donc une liste de premiers romans étrangers de la rentrée. Certains ont l’air gratiné (un surtout, amusez-vous à chercher lequel ! ;) ) mais ce n’est pas le cas de la majorité de ces premiers romans. A chacun donc de voir ce qui peut lui convenir :

1. Adalina / Silvio Huonder (La dernière goutte) -> premier roman suisse de langue allemande

Présentation de l’éditeur :

Adalina“Une force mystérieuse pousse Johannes Maculin, artiste berlinois, à retourner sur les lieux de l’enfance, une petite ville suisse enserrée dans un paysage grandiose. Que s’est-il passé il y a vingt ans ? Quels secrets inavouables retiennent Maculin prisonnier d’un amour de jeunesse ? Personne n’échappe bien longtemps aux fantômes du passé. Pour Maculin, le fantôme qui le hante se nomme Adalina. Banalité de la perversité serait un sous-titre idéal pour ce roman construit comme une intrigue policière. Le récit d’une histoire d’amour tragique et d’un deuil impossible.”

2. Un amour exclusif / Johanna Adorjan (Presses de la cité) -> premier roman allemand

Présentation de l’auteur :

Un amour exclusif“Ce livre raconte l’histoire de Vera et István, deux Juifs hongrois survivants de la Shoah, qui ont fui les émeutes de Budapest en 1956, ont trouvé refuge au Danemark et se sont donné la mort à Copenhague en 1991. C’est l’histoire d’un amour hors du commun. L’histoire de mes grands-parents.”

3. Dans le berceau de l’ennemi / Sara Young (Belfond) -> premier roman anglais

Présentation de l’éditeur :

Dans le berceau de l'ennemi“Un roman déchirant qui s’appuie sur un épisode relativement méconnu de la Seconde Guerre mondiale : les Lebensborn, ces « haras humains » créés par l’administration du Troisième Reich, afin que des sujets de pure race aryenne procréent pour constituer l’élite du futur empire.”

4. La fenêtre berlinoise / Sasa Ilic (Gaïa) -> premier roman serbe

Présentation de l’éditeur :

La fenêtre berlinoise“Envoyé à Berlin par une ONG de Belgrade, un jeune homme vient recueillir les mots des exilés, ceux que la guerre ou les aléas de l’Histoire ont déplacés d’une nation à l’autre, d’une vie à l’autre. Se laissant guider par le hasard, il va de rencontre en rencontre. Sur un banc d’Alexanderplatz, il croise la destinée de Viktor Greber, vieil homme à la générosité attentive, convoquant le fantôme d’une chanteuse de cabaret des années 30 ou les traits d’un amour disparu dans la tourmente de l’ex-Yougoslavie. Dans les couloirs du métro, il suit la silhouette d’Ana Djadić, une marionnettiste de théâtre qui ne se confie qu’à ses pantins. Saša Ilić capte les pulsations de Berlin et de ces vies invisibles. Pierre après pierre, il fait tomber les murs du silence et de la douleur, et rend leur place aux déclassés, aux oubliés, en ouvrant grand les fenêtres sur leurs existences.”

5. Judy B. / Rose Heiney (Naïve) -> premier roman anglais

Présentation de l’éditeur :

Judy B.“Judy Bishop, 23 ans, tient une chronique de « fille » branchée tous les dimanches dans un journal anglais. Sous le nom de plume Judy B., elle s’invente un personnage mondain et excentrique, folle de garçons, d’alcool et de shopping, complètement à l’opposé de sa vraie vie : Judy est en réalité une jeune femme boulotte, qui vit terrée chez elle et n’a jamais eu de rapports sexuels. Pour elle, cette chronique est une simple corvée alimentaire. Sa vraie passion est la comédie musicale ; étudiante, elle a fait partie d’une troupe de théâtre amateur, mais sa « carrière » a tourné court.”

6. Loving Franck / Nancy Horan (Buchet-Chastel) -> premier roman américain

Présentation de l’éditeur :

Loving Franck“En 1903 à Chicago, l’homme d’affaires Edwin Cheney et son épouse Mamah Borthwick Cheney passent commande de leur nouvelle maison à l’enfant terrible et déjà célèbre de l’architecture américaine, Frank Lloyd Wright. Six années plus tard, la bonne société de Chicago et la presse américaine sont secouées par le plus grand scandale de ce début de siècle : Mamah, tombée entre temps passionnément amoureuse de Frank, quitte Edwin et leurs deux enfants pour suivre l’architecte renommé en Europe. Lui-même abandonne sa femme Catherine et six enfants pour vivre cette passion. (…) Captivante fiction historique documentée par l’autobiographie de Frank Lloyd Wright, par les lettres de Mamah Borthwick et par les très nombreux articles dans la presse de l’époque, Loving Frank mêle tout à la fois intrigue amoureuse, émancipation féminine et une plongée dans l’univers d’un des plus grands maîtres de l’architecture moderne.”

7. Le souffle de l’éternité / Ronlyn Domingue (Archipel) -> premier roman américain

Présentation de l’éditeur :

Le souffle de l'éternité“Nouvelle-Orléans, années 1920. Graziella Nolan éprouve une passion pour Andrew lorsqu’elle est victime d’un accident. En un instant, elle laisse derrière elle son seul et unique amour et son rêve de devenir médecin. Mais Graziella refuse de partir pour l’au-delà et, de son étrange point d’observation, continue à contempler le monde, à la recherche d’Andrew, dont elle a perdu la trace. Au début des années 2000, un jeune couple fait l’acquisition d’un meuble ayant appartenu à Andrew. Le fantôme de Graziella, qui rôdait autour du meuble dans l’espoir de retrouver son fiancé, « s’installe » chez Amy et Scott. Bientôt, Graziella découvre que tous deux traversent une passe difficile…”

8. Le livre des nuages / Chloé Aridjis (Mercure de France) -> premier roman anglais

Présentation de l’éditeur :

Le livre des nuages“Tatiana a quatorze ans quand elle a cette terrifiante vision. Seize ans plus tard, elle revient à Berlin pour étudier, puis pour y vivre de petits travaux, pour rêver un peu, pour être seule. Elle flotte dans la vie, se promène sur un nuage, ne s’implique jamais nulle part. Son obsession, c’est cette ville et son horrible passé, la guerre d’abord, puis le Mur, la coupure. Elle va croiser d’autres fantômes, se mêler à eux dans les rues, le métro encore, les mystérieux souterrains côté Est, nous entraînant à sa suite dans des récits d’une grande poésie, même s’ils sont parfois très noirs. Jusqu’au jour où la violence va frapper.”

9. Un train nommé Russie / Natalia Klioutchareva (Actes Sud) -> premier roman russe

Présentation de l’éditeur :

Un train nommé Russie“Nikita, qui s’évanouit à tout bout de champ comme le prince Mychkine de L’Idiot, ne peut oublier Iassia, son amour de jeunesse, cheveux multicolores, poétesse déjantée qui finira sexy model. Il parcourt la Russie en train et croise toute une humanité – une vendeuse à la sauvette et ses deux enfants, une réfugiée de Groznyi, un philosophe, un membre de la police secrète, un travelo, des gentils, des méchants… et même un prêtre président de kolkhoze. Quand les amis de notre héros lui demandent : “Pourquoi chercher la Russie, puisqu’elle est en toi ?”, il ne sait que répondre et continue sa fuite en avant, comme s’il voulait se fondre dans cet univers matriciel…”

BONNES LECTURES !

Publié dans:  on 9 novembre 2009 at 8:19 Commentaires (18)

18 commentaires Leave a comment.

  1. C’est vraiment une bonne idée! mais le livre gratiné…peut-être Judy B…?

  2. Je suis en train de lire “Loving Frank”, premier roman américain et, d’ailleurs, le futur billets sur ce roman me fera atteindre le 1% !

  3. Judy B me tente à un point!!! et je suis également attirée par Le livre des nuages!!

  4. Merci pour ce travail récapitulatif ! ;-)

  5. Hum, je pense que Mango a découvert le roman gratiné… par contre, je découvre Sara Young et les Lebensborn (dont je n’avais jamais entendu parler), c’est terrifiant, voilà qui me tente bien ! Alors, merci pour ce récapitulatif !!

  6. Mango tu es trop forte ! Ou tu as la même conception que moi du “gratinage” en littérature ! :)

    Kathel, bien bien bien, mais je ne félicite pas encore, c’est trop tôt !

    Lael, dis moi que tu plaisantes s’il te plaît… Le livre des nuages n’entre pas dans la même catégorie, alors je ne sais pas comment interpréter ton commentaire !

    Bladelor, c’est drôle à faire, parce qu’on se rend compte qu’il y a des livres qui sortent en cette période dont on n’entend pas parler et qu’on ne voit pas en librairie !

    Erzébeth, je suis comme toi, c’est celui qui m’attire le plus, même si je ne sais rien du traitement de ce sujet. A croire qu’on se lasse pas des romans sur les horreurs du nazisme !

  7. J’ai lu Le Livre des nuages (billet bientôt) et je l’ai trouvé bien maladroit…

  8. Contrairement à Fashion, je n’ai pas trouvé ce “Livre des nuages” maladroit … j’attendais certes un évènement qui ne vint pas, mais cet auteur a tout de même quelque chose en elle … D’ailleurs Auster a aimé ce roman. ;)
    Merci pour ce billet récapitulatif !

  9. “Le livre des nuages” a pour lui le mot magique: “Berlin”. J’attends vos billets pour me décider!
    Merci pour ces billets bien intéressants pour moi qui ne lit jamais la presse littéraire!!!

  10. Fashion et Leiloona, comme je ne l’ai pas lu… je m’abstiendrai de commentaire !

    Mo, et il y a la Fenêtre berlinoise aussi …

  11. Oui, mais celui-là je suis déjà décidée à le lire!!!

  12. Bonne idée que ces billets ! Personnellement peu de tentations… à part le Loving Franck, amplemment commenté et le Sara young : sujet dur mais très intéressant. (même si la couverture ne fait pas trop envie non plus…)

  13. Holà, c’est très intéressant de faire un point sur les sorties des romans étrangers de cette rentrée littéraire, mais j’en ai repéré trois qui me tentent beaucoup ! Un en particulier que je n’avais pas encore vu dans les librairies (ou pas fait attention), “Dans le berceau de l’ennemi” … Je suis curieuse de savoir comment est traité ce sujet si difficile qu’est le Lebensborn !

  14. Je ne sais pas si je dois te remercier. Quelques-uns m’ont tenté. Trop pour le bien de ma LAL. Loving Franck a l’air prometteru ainsi que Judy B entre autres !!

  15. Mo, et tu as remarqué que dans Adalina il y a l’adjectif “berlinois” ? Certes le roman se passe ailleurs mais tout de même… :)

    Choco, je suis assez d’accord pour la couverture ! On peut craindre un genre de scénario de téléfilm, mais faut voir… Il est nouveau ce canard , non ?

    Nanne, toi aussi tu es curieuse ? Décidément ! Une courageuse va bien se décider à le tester ce roman…

    Constance, toujours ravie de rendre service ! :)

  16. Ce canard ??? ouinnnnnnnnn !!! ah je meurs…
    mais c’est pas un canard, c’est un chocobo !!!
    C’est une bestiole qu’on trouve dans un jeu vidéo (Final Fantasy) et qui ressemble plus à une autruche en fait !! d’où mon pseudo aussi.
    Bon ok faut connaitre… mais un canard tout de même, tu fais dans le sacrilège… :D
    Sinon oui c’est nouveau, je me suis mis à gravatar !

  17. Choco, la gaffeuse que je suis ! Je suis désolée d’avoir insulté ton chocobo ! Et moi qui croyais que ton pseudo signifiait que tu te shootais au chocolat ! :)

  18. je peux en effet me shooter au chocolat mais mon addiction pour le chocobo est la plus forte :D
    Tiens, je vais aller croquer du galak au spéculoos pour la peine… :D


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