
Quinze enfants de 8 à 14 ans se retrouvent seuls à bord d’une goélette en plein Océan Pacifique. Le groupe, en provenance d’un pensionnat néo-zélandais, s’apprêtait à faire un voyage en mer, quand les amarres du bateau se sont mystérieuresement rompues en pleine nuit, alors que l’équipage était à terre et que les enfants dormaient dans leurs couchettes. Pris dans une tempête, ils parviennent à s’échouer sur une plage, ignorant encore s’il s’agit d’une île ou d’un continent. C’est en fait une île inhabitée dont ils vont rester prisonniers pendant deux longues années…
L’aîné du groupe, Gordon, est un américain de 15 ans. C’est le plus organisé, le plus posé. C’est aussi lui qui joue régulièrement le rôle de médiateur, tentant d’apaiser la rivalité qui oppose Doniphan à Briant. Doniphan est un anglais de 14 ans. D’une famille aisée, il passe pour être particulièrement élégant et distingué. C’est également un excellent élève parmi les plus studieux. Orgueilleux, il tient à être le meilleur en tout et ne supporte pas l’autorité. Quant à Briant, c’est un français de 14 ans. Assez paresseux, bien que très intelligent, il est à la pension un élève capable du meilleur comme du pire. Le plus audacieux, et également le plus attentionné envers les plus jeunes, il est au début de l’aventure le véritable héros de la bande de rescapés. Aux côtés de ces trois vedettes, le jeune Service, 12 ans, mérite également d’être mentionné. C’est le plus joyeux, le plus rêveur, celui qui a lu Robinson Crusoé et Robinson Suisse. Très probablement, les qualités et nationalités des jeunes gens n’ont pas été distribuées au hasard par Jules Verne, mais ne comptez pas sur moi pour ce genre de considérations !
Je les ai trouvés bien débrouillards, ces jeunes gens. Ils savent manoeuvrer un voilier, construire un abri avec une voile, fabriquer un cerf-volant et même un genre de montgolfière. Ils n’ignorent rien du rythme des marées, savent nommer les plantes et les animaux, chasser, pêcher… massacrer des phoques de la manière la plus barbare qui soit, se battre avec des fauves, puis avec des bandits. Il faut dire qu’ils ont quand même eu pas mal de chance dans leur malheur. Ils n’ont en effet rien perdu de ce que contenait leur navire. Ils se sont donc installés dans une grotte comme des pachas, avec des couchettes, une table, des fauteuils, des armoires… toutes sortes d’outils, d’armes et même une bibliothèque !
Hélas, je crois que j’ai passé l’âge de ce genre de lecture. Je me suis pourtant bien amusée au début à découvrir le groupe d’enfants et à explorer l’île avec eux, mais ça manquait beaucoup de rebondissements, de surprises. J’ai cheminé avec ces petits personnages particulièrement héroïques vers l’inévitable happy end avec un ennui grandissant. Au bout de 380 pages, il y a tout de même enfin eu un rebondissement : une femme a surgi sur l’île ! Et trente pages plus loin, à nouveau une surprise, puis une autre encore ! Bref, tout s’est accéléré pour ma plus grande joie dans les 150 dernières pages, mais je crois que je me serais bien contentée d’un an de vacances… A recommander tout de même à de jeunes lecteurs d’une dizaine d’années !
Deux ans de vacances / Jules Verne, Le livre de poche, 2008, 508 p., ISBN 978-2-253-00537-7
Roman lu dans le cadre du défi Blog-o-trésors organisé par Grominou où il a été proposé par Martine (10e trésor lu !).

Lu dans le cadre du défi Blog-o-trésors organisé par Grominou. Il était proposé par 




































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