Nobody is perfect

Erzébeth a tagué Filmaoueg. Je lui cède donc la place. Mais je vous préviens : le tag est long et Filmaoueg est bavarde.

La nuit américaine

1- Un film que vous regardiez étant jeune et qui vous remplit de souvenirs :

Un film que j’ai vu une fois et une seule, mais dont j’avais beaucoup entendu parler avant : Premier rendez-vous d’Henri Decoin. C’est un film sorti en 1941. Ma mère l’avait vu je ne sais où, à la télé peut-être. Et elle se souvenait surtout de la chanson, qu’elle chantait souvent : “Ah qu’il doit être doux et troublant, l’instant du premier rendez-vous…”. De l’histoire elle savait seulement me dire qu’il s’agissait d’une orpheline interprétée par Danielle Darrieux qui s’enfuyait d’un orphelinat par amour. Et bien sûr j’imaginais une magnifique histoire d’amour. Longtemps j’ai eu envie de voir ce film, et un jour je l’ai vu. Je vous raconte :

Danielle Darrieux est dans un orphelinat pour jeunes filles. Très surveillée, ne jouissant d’aucune liberté, elle rêve d’évasion et répond à une petite annonce (enfin, il me semble que c’est lui qui a passé une annonce, mais je n’en suis même plus sûre). Elle entame donc une correspondance avec l’homme de l’annonce. Un jour, trompant la surveillance de ses gardiennes avec la complicité d’une amie, elle réussit à se faire prendre en photo et envoie donc une photo d’elle à son correspondant, mais une photo faite à la va-vite et donc pas très ressemblante. Puis arrive le moment du premier rendez-vous. Elle réussit à s’échapper pour aller retrouver l’inconnu dans un café. Mais quand l’inconnu la voit, lui qui pourrait être son père, il la trouve beaucoup trop jeune et beaucoup trop jolie pour lui. Il n’ose donc pas l’aborder. Mais il ne veut pas non plus la laisser attendre en vain. Alors il l’aborde finalement, mais en se présentant comme l’oncle de son correspondant. Le jeune homme aurait eu un empêchement de dernière minute et n’aurait pas trouvé d’autre moyen pour la prévenir. Comme l’orpheline s’est échappée de son orphelinat et ne veut pas y retourner, il offre de l’héberger. Il habite un logement de fonction dans un pensionnat pour garçons. Il est prof, pas très estimé de ses élèves, très chahuté. C’est un homme triste et bon, pour qui on souhaite immédiatement qu’il arrive enfin quelque chose de bien (c’est en tous cas ce que la spectatrice que je suis souhaitait). La jeune fille s’installe donc dans le logement de fonction et attend l’arrivée du neveu, prévue pour le lendemain. Quand celui-ci arrive, cela crée quelques quiproquos, car il n’est pas au courant du mensonge de son oncle. Une fois mis dans la confidence, il continue de faire quelques gaffes, car il ignore totalement la teneur des lettres qu’il est censé lui avoir envoyées. (Et là il faut que j’ouvre une parenthèse : cette histoire de lettres écrites par un autre, moins jeune et moins beau mais tellement plus intelligent, plus fin, plus… ça ne vous rappelle pas quelque chose ?). Mais pas plus maligne que Roxane, l’orpheline ne se doute de rien. Jusqu’au jour où surprenant une conversation, elle comprend enfin. Mais (et c’est là que ma déception fut terrible) cela ne change rien pour elle. C’est le jeune qu’elle épouse après s’être faite adopter par son oncle.

Quelle triste fin ! Je ne m’en suis pas encore remise… Maintenant j’aimerais bien revoir ce film, mais il ne semble pas exister en dvd.

2- Un film que vous connaissez absolument par coeur :

Il y en a plein, car je revisionne énormément. Mais la question me fait penser avant tout au premier film que j’ai eu en cassette vidéo (que j’ai maintenant en dvd) et que j’ai donc revu souvent : Charade de Stanley Donen.  Un film qui m’a fait aimer un certain genre de cinéma. Un cinéma élégant avec des acteurs trop beaux pour être vrais. L’intrigue policière la première fois m’avait complètement bluffée. La solution qu’on a sous les yeux depuis le début et qu’on ne voit pas ! Et puis c’est un film américain tourné à Paris…

3- Un film qui a bouleversé votre jeunesse :

Un monde sans pitié« Bouleversé ma jeunesse », comme vous y allez ! Mais je me souviens qu’Un monde sans pitié d’Eric Rochant avait été à l’origine de débats passionnés. Bien plus tard, à l’heure du « Travailler plus pour gagner plus » j’ai eu envie de le revoir. Mais pourquoi Hippolyte Girardot est-il aussi insupportable ? Dommage… Il reste quand même une scène magique, que j’appellerais la scène du balcon.

Un jour, ce devait être en 1999 ou 2000, j’ai vu à Paris dans une petite salle, un film qui m’a fait penser à Un monde sans pitié. Ce film s’intitulait : Micro-ondes. Enfin… je crois. Parce que plus tard, alors que je repensais à ce film, j’ai cherché des informations sur lui, et je n’ai absolument rien trouvé. Je ne me souviens plus si c’est un film français ou pas, tourné à Paris ou pas. Je ne sais pas quels en étaient les acteurs. Rien. Mais je me souviens de l’histoire. Je vous raconte :

Un jeune couple, dans la trentaine. Elle, un peu comme l’héroïne d’Un monde sans pitié, est bien insérée. Elle travaille. Elle fait un job commercial ou quelque chose comme ça. Lui ne fait rien. Il passe ses journées dans leur appartement. Quand elle rentre le soir et lui demande ce qu’il a fait de sa journée, il répond : « Rien ». Parfois elle est un peu énervée de se taper la vaisselle en plus de sa journée, mais elle est gentille quand même avec lui. Elle le défend quand ses amis ou sa famille l’attaquent, lui reprochent de se laisser entretenir. Car elle croit en lui. Autrefois il peignait, alors elle aimerait qu’il reprenne la peinture. Elle se fiche qu’il gagne de l’argent ou non, mais elle voudrait qu’il fasse quelque chose de ses journées, qu’il soit de nouveau habité par quelque chose (là je viens juste de vous raconter les 3 premières minutes du film, l’exposition de la situation). Alors un soir, il décide de faire quelque chose pour elle, pour témoigner de sa reconnaissance en quelque sorte. Il décide de lui offrir un four à micro-ondes. Ça peut paraître bizarre comme idée. Mais pour lui c’est faire un pas de géant vers elle, vers son monde à elle, celui des cuisines équipées, de la vie pratique, à mille lieues de ses propres préoccupations. Il décide donc de lui offrir un micro-onde. Mais il n’a pas un rond. Il ne peut donc pas en acheter un. En plus il prend cette décision à la tombée de la nuit. Alors il part en quête de quelqu’un qui aurait un four à micro-ondes en trop et qui pourrait le lui donner. On le met sur une piste, mais ça n’aboutit pas, alors il part ailleurs. Et comme ça toute la nuit. Là j’avoue que ma mémoire défaille un peu. A un moment quelqu’un se trouve enfermé dans le coffre d’une voiture. Est-ce lui ? Je ne sais plus. A un autre moment, il rencontre une femme, qui comme ça, en deux phrases, lui parle et de la vie et de la mort. Et puis il rencontre une jeune fille. Une fille bien dans son genre, une fille déjà dans le même monde que lui. Alors il tombe amoureux. Oublié le micro-onde ! Oubliée la copine du début ! Ensemble ils vont aller très loin dans la marginalisation, jusque sous un pont, puis jusque dans la mort…

J’ai aimé ce film quand je l’ai vu. Et je l’aimé encore plus quand j’y ai repensé. Alors j’ai cherché partout, dans des bases de données, sur un site spécialisé qui s’appelle imdb, et je n’ai rien trouvé. Peut-être ce film n’a-t-il jamais existé. Peut-être que je l’ai inventé… Non, je ne crois pas. Je l’ai sûrement beaucoup réinventé, mais je ne l’ai pas inventé. Alors un jour où les médias avaient réussi à me convaincre de la toute puissance de Ggle, j’ai tapé sur le célèbre moteur de recherche : Micro-ondes. Et bien sûr, j’ai trouvé ça :

Micro-ondes

Alors me croyant maligne, j’ai corrigé ma requête. J’ai donc saisi : Micro-ondes film. Et j’ai trouvé ça :

Micro-ondes film

Voilà pourquoi vous êtes mon dernier espoir. Si vous disposez d’informations sur ce film, considérez ce tag comme une bouteille à la mer !

4- Un film que vous auriez aimé écrire/produire :

Je pourrais passer, parce que je ne me reconnais pas vraiment dans la question.

Patate

Mais enfin… ça peut être l’occasion de dire l’admiration que j’ai pour Agnès Varda dont j’aime énormément Les glaneurs et la glaneuse. Lui aussi je le revois régulièrement…

A propos de documentaire, il y a un film formidable qui parle d’un écrivain que j’aime beaucoup et qui s’intitule En remontant la rue Vilin, C’est un film de Robert Bober. Mais pourquoi ne le trouve-ton pas en dvd ? Moi je trouve ça scandaleux !

Toujours à propos de documentaire, vous avez vu Histoire d’un secret de Mariana Otero ? Je ne vous dis pas de quoi ça parle, parce qu’il vaut mieux l’ignorer au début. Disons que ça parle de sa mère qui était peintre et est morte quand elle était petite. Très fort !

Il y a un point commun entre ces trois films. Ils ne sont pas bêtement écrits puis tournés. Mais il se passe pendant le tournage même quelque chose qui moi me bouleverse.

5- Un film qui vous a donné envie de faire du cinéma :

Mais c’est aller au cinéma que j’aime !!!

6- Un film que vous avez regardé plus d’une fois :

Les apprentisJe vous l’ai déjà dit : il y en a énormément ! Mais tant qu’à en citer un, j’aimerais citer un petit film français pas très connu mais qui me touche beaucoup : Les apprentis de Pierre Salvadori avec François Cluzet, Guillaume Depardieu et Marie Trintignant. Je l’ai vu pour la première fois au cinéma et je me souviens être sortie de la salle avec un sourire jusqu’aux oreilles, alors que le film raconte l’histoire de deux paumés, l’un complètement dépressif, l’autre un peu voyou… Mais il y a dans ce film beaucoup d’humour, de sentiments, et la petite partie de foot improvisée dans un jardin public à la fin du film fait un bien fou !

7- Le film que vous avez vu en dernier au cinéma :

Je viens d’aller voir Les herbes folles d’Alain Resnais. Le titre, l’affiche, le tempérament de Resnais… tout me faisait attendre un film léger et spirituel, plein de fantaisie. Au lieu de ça, j’ai vu un film pesant, angoissant même au début, et pour tout dire terriblement plombant.

Dommage !

8- Un film dont vous avez regretté d’avoir payé la place :

Il doit y en avoir beaucoup, car je collectionne les abonnements et vais beaucoup au cinéma. J’aime particulièrement aller voir des films dont je ne sais rien alors forcément… Mais j’ai la faculté précieuse d’oublier aussitôt les mauvais moments et de ne garder que les bons. S’il faut vraiment en citer un, je vais donc seulement pouvoir citer le dernier navet que j’ai vu. Il va falloir que je m’aide d’Internet parce que j’ai déjà oublié son titre (qu’est ce que je vous disais !). Bougez pas donc, je reviens…

WhiteoutVoilà, ça s’appelait Whiteout. Ça se passait dans la glace. Tellement de glace, qu’au bout d’un moment,  j’ai remis mon écharpe. Et quand un vent glacé s’est mis à tournoyer, qu’une véritable tempête de glace s’est déchaînée, j’ai remis mon manteau. Une fois ainsi accoutrée, je me suis dit :  Et si je m’en allais ? Mais non, je suis restée. J’aime tellement perdre mon temps…

9- Un film qui vous fait réfléchir sur la vie :

Rat blanc

Là encore, il y en a beaucoup ! Mais quand on va beaucoup au cinéma, parfois c’est la vie qui réfléchit le cinéma. Vous savez quand dans la vie on se dit  « j’ai déjà vécu ça au cinéma ! ». Moi ça m’arrive souvent et ça a tendance à me faire rigoler toute seule bêtement.

Mon oncle d'AmériqueÇa me fait penser à un film, que j’ai envie de caser quelque part parce que je l’ai revu souvent, surtout pour son début : Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais. Vous savez ce film inspiré de « L’éloge de la fuite » d’Henri Laborit. Un film qui illustre des théories qui ne font pas vraiment plaisir. Mais un film tellement génial ! Dans ce film, qui fait beaucoup réfléchir sur la vie, il y a aussi de ces moments où la vie réfléchit le cinéma, où des scènes de films se superposent aux pensées des personnages. Un film à voir absolument, si ce n’est pas déjà fait !

10- Un film qui vous a donné envie de tomber amoureuse

La femme d'à côtéJe ne suis pas sûre que ce film donne envie de tomber amoureux, peut-être même qu’au contraire il peut faire peur, mais c’est un des plus beaux films sur l’amour que j’aie vu : La femme d’à côté de François Truffaut.

11- Un film qui vous a fait tordre de rire :

Little Miss SunshineJ’ai pleuré de rire au cinéma devant Little Miss Sunshine. Mais en dvd, j’ai moins ri. Comment cela se fait-il ? En tous cas j’adore ce film ! Parfois je trouve le cinéma américain un peu… bof… mais là… quand les Américains se moquent d’eux-mêmes… Chapeau !

12- Un film qui vous a révélé un acteur que vous suivez à présent :

Antoine Doinel / Jean-Pierre Leaud

Les quatre cent coups de François Truffaut nous a révélé un acteur. Ce n’est peut-être pas le premier que j’ai vu avec Jean-Pierre Léaud, mais bien sûr c’est le premier pour lui. Et c’est un acteur que je trouve fascinant, avec un grand potentiel comique, mais aussi une part de folie, de démesure, qu’illustre parfaitement une scène de Truffaut où il répète encore et encore son nom de personnage devant un miroir : « Antoine Doinel, Antoine Doinel, Antoine Doinel… ».

13- Un film qui vous a fait pleurer comme une madeleine

WilsonDans Seul au monde, vous vous souvenez du moment où Wilson tombe du radeau ? J’étais effondrée !

14- Un film dont vous avez aimé un personnage en particulier :

Est-ce que vous avez compris combien j’aime Antoine Doinel ? Si non, passez à la question suivante.

15- Un film que vous regardez chaque année :

Baisers volésBaisers volés de François Truffaut (ben oui encore lui, un cinéaste qui me manque beaucoup). C’est un film que je regarde très régulièrement, un film qui me met en joie. De toute façon j’aime toute la série des Doinel. J’ai un très gros faible pour le premier (Les quatre cent coups), le plus triste, le plus émouvant, le plus autobiographique aussi. Mais Baisers volés est au contraire le plus léger, le plus souriant. D’ailleurs si vous voulez savoir la différence entre tact et politesse, il vous faut absolument voir ce film !

Voilà, j’ai cité des films français et des films américains, parce que c’est tout ce que je connais. J’aimerais pourtant tellement voir des films allemands, des films d’Europe de l’Est… Mais pourquoi en voit-on si peu ?

Et maintenant je tague Choco avec l’espoir qu’elle nous parle du cinéma asiatique, qu’elle semble beaucoup aimer.

Et puis je tague Loïc pour qu’il nous redonne envie de voir des films de Godard et d’autres choses encore.

Publié dans:  on 17 novembre 2009 at 10:29 Commentaires (17)
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Mes madeleines sont orange comme le café

Tabouret orangeFigurez-vous que j’ai vécu, dans les années 80, dans un appartement décoré par d’autres dans les années 70. Ce petit décalage de 10 ans n’a l’air de rien, mais question décoration ça change tout. Dans les années 80, les murs étaient blancs et les canapés en cuir noir. Les tables étaient de verre, Bernard Tapie était une idole et les jeunes faisaient des écoles de commerce. Les années 70 étaient beaucoup plus peace and love. Il y avait des fleurs partout et les meubles étaient oranges, tout comme les papiers peints. J’ai donc vécu mon enfance dans un jet lag permanent.  Pour  faire un voyage dans le temps, il n’y avait qu’à franchir le seuil de chez moi. D’ailleurs souvent, au cinéma, il m’arrive de penser que ceux qui font les décors des reconstitutions historiques n’ont rien compris à la vie des vrais gens. Les vrais gens ne vivent pas dans le dernier numéro de Maison et jardin ni dans les pages déco de Madame Figaro. Mais passons !

Les murs de la cuisine étaient tapissés de grosses fleurs orange et jaunes très serrées. La salle de bain était à rayures orange, jaunes et blanches. Et ma chambre avait un papier à fond blanc (ouf !) mais couvert de fleurs orange, plafond compris. Comme ma mère avait le sens de l’harmonie des couleurs, bien que l’époque soit au noir et au blanc, elle avait réussi à me dénicher une descente de lit orange à poils longs et des voilages orange.  Dans la salle de bain, le tabouret était en plastique orange, tout comme les pinces à linge en forme de nounours (eh oui ! j’ai eu une enfance très  difficile).  Dans la cuisine, l’électroménager (certainement acheté au cours de la décennie précédente) était très majoritairement orange. Il y avait notamment un accessoire que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, à savoir un ouvre-boîte électrique orange (oui c’était un temps où les boîtes ne s’ouvraient pas encore toutes seules). Il y avait aussi un moulin à café électrique orange. Pourtant en ce temps là on trouvait déjà du café moulu partout, mais ma mère était une rebelle. Elle pensait que le café moulu maison a plus d’arôme. La bonne odeur du café venait donc chatouiller mes marines bien avant que je ne me lève pour avaler mon chocolat chaud. Depuis, même l’expresso le plus médiocre qui soit a pour moi la saveur de la meilleure des madeleines.

Bien sûr j’ai détesté l’orange de toute mes forces. Aujourd’hui je ne l’aime pas encore beaucoup. Mais je l’aimerai, c’est certain, car c’est mon héritage. Déjà j’aime l’automne, “l’éternelle litanie des feuilles mortes dans le vent”.

Déjà j’ai aussi un rideau de douche très flower power.

Flower Power

Mais Mango voudrait que je vous montre 7 objets orange qui se trouvent chez moi. Comme si j’avais 7 objets orange ! Pas encore,  c’est trop tôt, je n’ai pas encore l’âge de boucler la boucle. Il y a bien quelques pois orange sur la couverture polaire dans laquelle je m’enroule pour lire ou visionner un dvd, mais celle-ci est aussi blanche, rouge, violette, alors je ne sais pas si ça compte !

Couverture à pois

Parfois je lis des livres orange, mais alors pas souvent. Et croyez-moi, je ne les ai pas choisis pour leur couleur !

Livres orange

“Et toi, dors tu ?
Es-tu à ta fenêtre ?
Penses-tu à celui qui pense à toi ?
Rêves-tu ?
Quelle est la couleur de ton songe ?”
(Lettre à Louise Colet, 8-9 août 1846 / Flaubert)

Parfois aussi, je lis des livres qui ont juste un petit peu de orange dessus, alors ça ne compte pas complètement mais un peu quand même.

Perec

Parfois j’écoute Brassens mais exclusivement chanté par d’autres que lui, comme par Le Forestier dans son coffret orange.

Le Cahier

Parfois encore j’écoute des chansons sur un disque orange ôté d’une pochette orange.

Parler aux anges

“J’ai laissé tout à l’heure
500 pages d’un livre
d’un auteur qui me livre
ses regrets ses douleurs.
Ces mots qui me dévastent,
ces envolées lyriques,
ces sentences bibliques,
qu’on est encore plus seul.

Ses amours déchirées,
ses suicides manqués,
le mal de vivre à outrance…”
(Tristesses / Pierre Vassiliu)

J’ajoute à ça que j’adore les clémentines, les carottes râpées et la soupe au potiron. Mais je ne mettrai pas de photo, car  je suis sûre que vous visualisez tous très bien ce dont il est question.

Bon ben voilà, le compte est bon !

Et maintenant je tague 7 personnes :

Dominique en rouge
Lilly à fleurs
Fashion à pois
Isil à rayures
Ys en drapeau anglais
Caro[line] en tigré
et comme  Erzébeth est un peu notre chouchoute à tous
et que ses supplications en commentaire ont réussi à me faire fléchir un peu,
je la tague dans la couleur ou le motif de son choix !

AMUSEZ-VOUS BIEN !

Publié dans:  on 7 novembre 2009 at 11:18 Commentaires (21)

Si c’est possible, bah alors

Banc public

1) Si on vous proposait d’écrire votre biographie, vous prendriez qui pour nègre ? (et oui, tout le monde n’a pas un don pour la littérature)

Je pense que je m’adresserais à Pierre Michon, car il paraît qu’il s’y connaît en vies minuscules.

2) Vous êtes en train de lire le tout dernier chapitre d’un livre, celui qui vous a fait passer une nuit blanche, la fin qui vous fait saliver (notez le jeu de mots siouplé) depuis une centaines de pages… Lorsque survient un homme, torse nu. On va dire qu’il s’appelle… Daniel Craig. Il a l’air chagrin. Il a une petite douleur à l’épaule, et est persuadé qu’un petit massage lui ferait le plus grand bien. Que faites-vous ? (PS pour les garçons : à la place de Daniel Craig, merci de comprendre… Allez, soyons fous, Scarlett Johansson, mais en bikini, pas torse nu !)

C’est à ce genre de questions que je mesure combien je vis sur une autre planète !  Je ne sais pas du tout qui est ce monsieur, et un petit tour sur Ggle Images ne m’a même pas donné envie de le connaître. Donc s’il débarque chez moi en petite tenue en réclamant des massages, je m’en débarrasse en hurlant au fou et je replonge dans ma lecture.

3) C’est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l’humanité ? (voudriez-vous vraiment que ce soit Orgueil et Préjugés ?)

Je mettrais bien la même anthologie de poésie que celle que j’emporte sur l’île déserte dans un tag précédent, mais les extraterrestres sauront-ils lire le français ? Sauront-il lire d’abord ? Ratus me semble donc tout indiqué !

4) Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?

Un terrasse de café avec vue sur la mer. Du soleil, un petit vent salé, des goélands et une boisson fraîche ou chaude selon la saison et l’humeur…

5) Si vous aviez le pouvoir de trucider/effacer un personnage de roman, ce serait qui ?

Le narrateur du Meurtre de Roger Ackroyd (très grosse escroquerie littéraire !). Mais si on supprime le narrateur sans attendre la fin, il n’y a plus de roman. Ce serait dommage quand même !

En tous cas par pitié, ne supprimez pas les méchants. Supprimez les héros, les gentils, les consensuels, mais gardez-nous les méchants, les ratés, les anti-héros…

6) Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?

Sans les blogs de lecture, je ne saurais même pas à quelle série renvoie cette question !  Mais si c’est un méchant je le sauve et je zigouille le petit binoclard à sa place. Et ce dés le 1er tome !!! Héhéhé (rire diabolique !)

7) Jusqu’où êtes-vous allé pour un livre ?

Jusqu’à Château-Thierry. C’est une ville à l’Est de Paris où je me suis retrouvée un soir très tard à chercher un hôtel. Je m’étais trompée de train pour regagner la banlieue où j’habitais alors. Et malgré un trajet beaucoup plus long que d’habitude, je ne me suis aperçue de rien jusqu’au terminus. Évidemment c’était le dernier train… Et tout ça à cause d’un livre !

Mais une fois seule à l’hôtel dans une ville inconnue sans même une brosse à dents mais avec un bon livre, qu’est-ce que j’ai fait d’après vous ?

8) Si vous pouviez retourner dans le passé rencontrer un auteur. Ce serait qui ? Quelles seraient vos toutes premières paroles ? (A part “bonjour”)

Je ne vais même pas rencontrer les auteurs du présent !

Enfin si on m’obligeait, j’irais voir H.G. Wells. Je ne lui parlerais pas de ses livres (car je ne les ai pas lus). Mais je lui demanderais où trouver une machine à avancer dans le temps…

9) Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.

Une petite pièce réservée à la lecture avec une méridienne et des étagères qui se remplissent toute seule en fonction de mes désirs ?

Non même pas, ça ne me fait pas rêver ! Je suis plutôt une lectrice d’extérieur. Une lectrice de cafés, de trains et de bancs publics.

10) Vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !), en pleine 2ème guerre mondiale. Quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu’il arrête de cramer des bouquins ?

S’il n’avait cramé que des bouquins…

Et puis s’il-vous-plaît, faites plaisir à la curieuse que je suis, et envoyez-moi plutôt dans l’avenir la prochaine fois !

Je dois ce tag à Choco (à qui j’aurais pu piquer la réponse à la question 7) et il paraît que les instruments de torture ont été inventés par Emma.

Exceptionnellement je ne ferai pas de victime. Mais vous ne perdez rien pour attendre, car j’ai encore un tag sous le coude !

PS. Le smiley à lunettes est involontaire :( . C’est apparemment la traduction du chiffre 8 suivi d’une parenthèse : 8)

Publié dans:  on 4 novembre 2009 at 8:30 Commentaires (14)

Un petit nuage rose voguait à l’aventure dans le ciel

Perlette dans les nuages

1. A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture ?

A Perlette, l’histoire d’une goutte d’eau. C’est une petite goutte d’eau trop mignonne, avec sa tête en forme de bulle, posée sur un tout petit corps. Au début Perlette s’évade d’un nuage pour partir seule à l’aventure. C’est un petit album du Père Castor, un livre assez didactique qui vise à apprendre le cycle de l’eau. Mais moi j’y avais trouvé beaucoup de poésie. Et surtout ça avait changé mon regard sur les choses (ce qui est la définition même d’un grand livre, non ?). C’est-à-dire qu’après cette lecture, tout dans la nature m’évoquait des petits personnages : un caillou, une feuille morte… je ne savais plus où mettre les pieds !

2. Quel est le chef-d’œuvre “officiel” qui te gonfle ?

J’ai du mal à répondre à ce genre de questions, parce que mes goûts changent. Des livres qui me rebutaient à 15 ans, m’ont plu par la suite, alors j’évite de dire des choses trop définitives. Mais parmi mes rencontres manquées, on peut citer Julien Gracq. Je ne suis pas fière d’avoir, quand j’étais étudiante, abandonné plusieurs fois “Le rivage des Syrtes”, alors que beaucoup de gens adorent. Mais un jour peut-être…

3. Quel classique absolu n’as-tu jamais lu ?

Il y en a énormément ! Et ce qui me dépasse, c’est cette impression toujours renouvelée que la liste ne fait que s’allonger à mesure que je lis !

4. Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as “honte” d’aimer ?

Je ne vois pas du tout ! Et je ne pense pas que je pourrais avoir honte d’aimer quoi que ce soit.

5. Quel est le livre que tu as le sentiment d’être la seule à aimer ?

Hum… Perlette ?

6. Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?

J’ai tendance à garder mes trésors pour moi, car il n’y a rien de pire que de recommander un livre qu’on adore et de s’entendre dire ensuite : “bof !”.

7. Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer ?

Je pense que je pourrais puiser dans les livres reçus par la chaîne des livres ! ;) Mais je ne donnerai pas d’exemple, par pure bonté d’âme…

8. Quel livre pourrais-tu lire et relire ?

Je ne relis pas tant que ça. En tous cas depuis que je tiens ce blog, je n’ai rien relu, sauf Un homme qui dort (de Perec). Je l’ai relu avec l’intention de lui consacrer un billet et puis finalement… Je crois que les livres “joyeux” se partagent plus facilement, mais ce ne sont pas mes préférés.

9. Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?

??? Je pense que je me suis moi-même pas mal cherchée dans les livres…

10. Quel livre t’a fait verser tes plus grosses larmes ?

??? Je ne sais pas du tout !

11. Quel livre t’a procuré ta plus forte émotion érotique ?

Les fleurs du mal??? Je sèche encore, mais pour ne pas bouder toutes les questions, je vais répondre un peu à côté. Je sais en tous cas quel livre j’ai lu avec le sentiment de braver un interdit. C’est Les fleurs du mal de Baudelaire. Pourtant je l’ai découvert  à l’école, en 4e je crois. On avait étudié Spleen et L’invitation au voyage. Et je ne saurais pas dire pourquoi, mais ça m’avait emballée. C’est même la 1ère et unique fois de mes années de collège/lycée, qu’un prof m’a fait aimer quelque chose. Alors je suis rentrée chez moi le soir, avec envie de parler de cette découverte à tout le monde. Ma mère était très étonnée qu’on étudie Baudelaire à l’école, car pour elle c’était resté un auteur sulfureux à ne pas mettre entre toutes les mains, mais elle-même ne l’avait pas lu. Et comme nous étions à la fin de l’année, ma soeur a eu la bonne idée de m’offrir Les fleurs du mal en livre de poche à Noël. J’étais ravie, c’était le plus beau cadeau qu’on pouvait me faire. Mais ma mère était très contrariée. Elle a fait des reproches à ma soeur, lui a dit que ce n’était de mon âge, et j’ai bien cru qu’elle allait me prendre mon livre. Je me suis donc accrochée à lui, et je l’ai dévoré. Et comme je craignais toujours qu’on me le prenne, j’en ai appris plein de poèmes par coeur. Je crois que la couverture du livre de poche était aussi pour quelque chose dans la réaction de ma mère…

12. Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?

AnthologieJ’emporterais une anthologie de la poésie française. Probablement celle de la collection Bouquins, parce que c’est la plus volumineuse que je possède.

13. De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience ?

Il y a déjà bien assez de livres de parus pour me satisfaire (dit l’organisatrice du 1% qui n’est pas à une contradiction près) !

14. Quel est selon toi le film adapté d’un livre le plus réussi ?

Je le cherche !

C’est à Erzébeth que je dois ce tag.

Et toutes ses menaces n’y pourront rien : je me vengerai !

Pour l’heure je tague Denis et Fabienne, Le livraire et Valérie.

Enfin, si ça vous dit !

Publié dans:  on 3 novembre 2009 at 10:29 Commentaires (17)

Pâle obsession taguesque

Taguée par Erzébeth, il me faut répondre aux questions par des titres de livres lus et chroniqués sur ce blog depuis un an, ou plus pour les tricheurs. Mais mon blog n’ayant encore qu’un an, même cet aménagement du règlement ne peut rien pour moi. Je vais malgré tout faire de mon mieux, à peine influencée par mon obsession du moment.

Décris-toi : La Reine des lectrices (Oui je sais, ce n’est pas original, et en plus ça fait prétentieux. Pourtant aujourd’hui je ne prétends qu’à une chose : être la reine du Jeu de la PAL !)

Comment te sens-tu ? Ca va, merci. Je suis assez confiante. Je me suis bien entraînée. J’ai préparé sur mon bureau une petite bouteille d’eau (car il faut toujours s’hydrater pendant l’effort), des clémentines (pour les vitamines), du chocolat (pour le magnésium), du café (pour un petit coup de fouet en cas de fatigue). J’échauffe un peu ma souris en faisant ce tag.  Et je vais tous vous écrabouiller. C’est ça La vie des insectes !

Décris là où tu vis actuellement : Ôtez-moi d’un doute : cette question est vraiment française ? En tous cas je ne suis pas très forte en description. Alors le mieux c’est que vous veniez voir par vous-mêmes. Je vous explique le chemin : Si vous êtes en voiture, choisissez une route Au hasard, Balthazar et prenez La dernière sortie pour Brooklyn. Garez-vous devant le 84, Charing Cross Road, puis traversez La place. Engagez-vous dans Les allées sombres, enjambez Les petits ruisseaux. Ca y est, vous y êtes. Bienvenue dans les Lieux, au coeur de mon Monde fantôme !

Si tu pouvais aller n’importe où, où irais-tu  ? Je prendrais la machine à remonter le temps, histoire de faire Le voyage dans le passé en traversant Les années. Mais bon, c’est vraiment pour dire quelque chose, car s’il y a bien quelqu’un de pas du tout nostalgique, c’est bibi !

Ton moyen de transport préféré : Les vagues, y’a rien de mieux ! Et puis je fais des progrès. La dernière fois que j’ai pris un bateau je n’ai pas vomi, et il paraît même que, de traversée en traversée, je suis de moins en moins verdâtre à l’arrivée. Comme quoi tout est possible, même battre Erzébeth au Jeu de la PAL !

Ton/ta meilleur amie est : Chut… parlez plus bas, ne le réveillez pas surtout, car mon plus vieil ami est Un homme qui dort.

Toi et tes amis vous êtes : Hum… empalés ? En tous cas on partage Le vice de la lecture (ou d’autres vices (car j’en ai d’autres)).

Comment est le temps ? Il fait très beau. Le ciel est bleu. Mon salon est inondé d’une belle lumière. Mais il fait un peu frisquet tout de même. On s’attend donc à passer Un rude hiver !

Ton moment préféré de la journée : Tout ce que je peux vous dire c’est que je ne suis pas du matin, un peu comme L’homme qui ne voulait plus se lever.

Qu’est la vie pour toi ? Douce (admirez comme je suis zen !)

Ta peur : La mort en été (remarquez qu’aux autres saisons aussi ça fout les jetons).  Ou ne pas trouver une seule PAL : ça ça me fait peur !

Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? Haut les mains, peau de lapin !  (Il est presque 14h, la guerre est déclarée !) 

Pensée du jour : J’hésite entre deux pensées profondes : Quiconque nourrit un homme est son maître ou Le jeu de la PAL c’est trop de la balle.

Comment aimerais-tu mourir ? En lisant Tourgueniev (avouez que la perfection de cette réponse vous laisse sans voix et sur le c.. !)

La condition actuelle de mon âme : mon âme est actuellement tendue vers un unique objectif :   Objectif PAL

Et maintenant je tague :

Praline, Antigone et Lilly !

Publié dans:  on 27 septembre 2009 at 1:50 Commentaires (22)

La vie en jaune

J’ai été doublement taguée par Valérie et Tiphanie. Il faut donc que je vous montre au moins 7 objets jaunes qui se trouvent chez moi. Comme je n’aime pas trop cette couleur, je croyais ne rien avoir de jaune. Pendant un moment, j’ai pensé m’en tirer en faisant un billet plein de smileys ;) mais finalement, en cherchant bien, voici ce que j’ai trouvé :

Au mur de mon bureau, des bouquinistes sur des cartes postales (je n’en ai que deux, car ma collection est spécialisée dans les dessins en couleurs, ce qui est assez rare !).

Les bouquinistes - Cartes postales

Toujours au mur, des bouquinistes sur une gravure :  

Les bouquinistes-Gravure

Mais pourquoi la couleur jaune est-elle associée au polar ? Je n’y connais pas grand chose, et régulièrement je me dis que je devrais lire les classiques du genre. Je suis donc très friande des numéros spéciaux et autres guides du polar :

Polar

Comme je prends mon rôle d’organisatrice du challenge du 1% très au sérieux, je m’informe sur la rentrée littéraire. Mais pourquoi y a-t-il du jaune partout, sauf sur Transfuge ?

Rentrée littéraire

Livres jaunesQuelques livres jaunes. Sur le dessus de la pile, vous pouvez repérer un vieux Librio qui compile des entretiens menés par Brigitte Kernel dans le cadre de l’émission “Un été d’écrivains” sur France Inter. Ce n’est pas mon émission de radio préférée, mais je l’écoute tout de même avec plaisir. C’est surtout l’occasion de dire combien j’aime la radio et combien pour les émissions littéraires je trouve la radio supérieure à la télé. J’apprécie les émissions d’entretiens avec des auteurs et particulièrement “Du jour au lendemain” d’Alain Veinstein sur France Culture. Les auteurs y ont beaucoup plus de temps, ils ne sont pas sélectionnés sur leur télégénie ou leur pouvoir médiatique, ils sont moins mal à l’aise, on entend leur voix, et même on y entend quelque chose de très précieux : leurs silences. Et puis j’aime les émissions de débat critique comme “Jeux d’épreuves” animée par Joseph Macé-Scaron sur France Culture et le mythique “Masque et la plume” animé par Jérôme Garcin sur France Inter. J’aime la mauvaise foi de ses critiques, leurs enguelades légendaires, et les lettres des auditeurs qui nous vengent lors de l’émission suivante. Naturellement toutes ces émissions se penchent sur les livres de la rentrée littéraire, je les recommande donc chaudement aux challengeurs du 1% !

Marque-pages jaunesDes marque-pages, inévitables accessoires du lecteur. Ceux-ci proviennent de la librairie La Galerne du Havre.

Boîte à biscuits Bécassine
Sur cette boîte à biscuits, Bécassine n’avait visiblement pas encore quitté la Bretagne. Au moins avec elle mes biscuits sont en sécurité, car la pauvre Bécassine n’a même pas de bouche ! 

Mouette porte-clefs

 

Ma mouette porte-clefs qui imite très bien le cri de la mouette !

 

Et pour finir en beauté, quelques images de ma salle de bain très colorée : le rideau de douche, les stickers qui masquent les défauts du mur, et le splendide tapis de douche !

Rideau de doucheGrandes fleursTapis de douche

 

 

 

 

Arrive le moment où je dois désigner les 7 futures victimes du tag.  J’aimerais bien voir du jaune chez Choco, Mango, George, Bladelor,  Le livraire, Brize, et Dominique (sachant que pour cette dernière, ce sera un vrai challenge !).

Amusez-vous bien ! :D

Publié dans:  on 7 septembre 2009 at 8:11 Commentaires (34)

Bêêê ! Bêêê !

Ken Loach swapMon colis du Ken Loach Swap est arrivé ! Je vous rappelle les règles : le colis devait contenir un film de Ken Loach en DVD, un roman social britannique et une surprise. Regardez plutôt l’amoncellement de paquets avant déballage ! 

 

Déballons !

Je déballe tout ces petits paquets et je vous montre :

Le vent se lèveJ’avais confié à ma swapeuse dans mon questionnaire, que bien qu’ayant vu plusieurs films de Ken Loach, je n’avais pas encore vu celui que certains considèrent comme son chef-d’oeuvre, celui qui lui a valu une Palme d’or. Ma swapeuse a donc tenu à combler cette lacune, ce qui me ravit, en m’envoyant Le vent se lève.

SlamPour le roman social britannique, elle me dit dans sa carte avoir eu du mal à choisir. Elle a pourtant fait un très bon choix, car je suis  impatiente de découvrir Nick Hornby que je n’ai encore jamais lu avec Slam, qui est je crois son dernier roman.

 

Et c’est à partir de là que tout se gâte ! Car sous l’influence évidente de Ken Loach et de son esprit révolutionnaire, ma swapeuse a ensuite envoyé valser le règlement du swap. C’est ainsi que j’ai pu déballer toutes sortes de petits paquets qui contenaient des marque-pages à l’effigie du Che ou de Karl Marx, un carnet couvert de citations incitant à la paresse, le tout à peine adouci par un stylo couvert d’un troupeau de moutons (à moins que ce ne soient des ouvriers en grêve déguisés en moutons, allez savoir !).

Plein de surprises

“L’homme n’est pas fait pour travailler, la preuve c’est que cela le fatigue” Voltaire

“Le travail est un mal nécessaire à éviter” Mark Twain

Le stylo vu de près

Mais ce n’est même pas fini, car il y a encore le gros paquet ou the big surprise, à savoir le plus beau SLAT que j’aie jamais vu, un sac magnifiquement assorti à mon fauteuil vert dans lequel j’ai déjà préparé ma PAL de vacances. Admirez !!!

Le plus beau SLAT du monde !

Récapitulons !Merci à Isil,

 

la swapeuse qui ne sait même pas compter jusqu’à UNE surprise !

 

Merci à Cryssilda,

 

la parfaite organisatrice !

 

Looking for EricPS1 Pour me mettre dans l’ambiance du swap, je suis allée voir le dernier Ken Loach, grâce aux billets gagnés chez Flannie (elle avait organisé un jeu auquel j’ai gagné, alors que je n’y avais même pas vraiment participé !  si c’est pas un signe de chance…). Et il est pas mal ce film ! C’est-à-dire que c’est vraiment du Ken Loach, avec les préoccupations sociales qu’on lui connaît, son goût pour le collectif, la solidarité… mais sans l’esprit de sérieux qu’on lui reproche parfois. Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est un Ken Loach devant lequel on rit ! Merci donc aussi à Flannie !

PS2 J’ai failli oublier de vous parler du cadeau bonus ! Il y avait dans mon colis du swap un petit paquet qui n’était pas jaune comme les autres mais qui était blanc et couvert d’un post-it portant la mention : cadeau bonus. C’est ce paquet que j’ai ouvert en premier ce qui m’a mise en joie pour la séance de déballage. :D  Il contenait un livre que je désire lire depuis toujours, un livre qui a fait l’objet récemment sur les blogs de billets si élogieux que mon envie de le lire en a été décuplée. ;) Il s’agit de ”Message des hommes vrais au monde mutant”, livre qu’Isil devait m’envoyer dans le cadre de la Chaîne des livres. Je vous mets la photo en grand pour que vous puissiez déchiffrer le post-it et voir ainsi combien ma swapeuse est perfide ! 

Le cadeau bonus

Encore merci Isil, tu m’as fait mourir de rire !

Merci Isil !

Publié dans:  on 20 juin 2009 at 6:26 Commentaires (17)
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Ken Loach Swap

Ken Loach swap

C’est encore une fois à Cryssilda que nous devons l’organisation d’un swap au sujet original : le Ken Loach Swap. Un livre, un film, une surprise : c’est un swapounet ! Je m’y suis donc inscrite sans hésiter (je crois que cela sera mon 5e swap, autant dire que je suis devenue swapodépendante). Nous sommes 9* à participer. Pour suivre les blogs des autres swapées/swapeuses, j’ai bien évidemment créé un petit onglet spécial sur mes pages Netvibes (comme d’hab !).

Les colis seront envoyés mi-juin. Pour en savoir plus sur le règlement du swap, c’est ici.

*Finalement, je crois que nous allons être 10 !

Publié dans:  on 16 mai 2009 at 1:54 Commentaires (15)
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Passe ton livre à ton voisin bis

Les danseurs de Botero envoye-par-amanda1

Chez Amanda, je me suis laissée tenter par un petit Jane Austen, que j’ai reçu aujourd’hui. Il me faut donc maintenant vous proposer à mon tour trois livres, car c’est le principe de la chaîne Passe ton livre à ton voisin que l’on doit à Loula. Mais avant, il faut que je vous fasse une double confidence :

          1.  Il m’arrive régulièrement d’acheter deux fois le même livre :  en langage bloguesque, on pourrait dire que ce sont des livres que je crois sur ma LAL alors qu’ils sont déjà dans ma PAL.

          2.  Il m’arrive d’avoir des livres en deux exemplaires, et malgré tout de ne pas les avoir lus. Et c’est le cas des trois que je vais vous proposer.

passe-ton-livre-a-ton-voisin-bis

Train de nuit / Martin Amis : d’après la quatrième de couverture, il s’agit d’une enquête, “un thriller truqué”, sur le suicide d’une certaine Jennifer Rockwell. Vous pouvez en lire une critique ici sur Babelio.

Le fusil de chasse / Yasushi Inoué : court roman par lettres au programme de mon ABC 2009, qui fait aussi partie de la mégaliste du Défi Blog-o-trésors. On en trouve pas mal de critiques sur les blogs de lecture, accessibles ici.

Le bonheur / Philippe Delerm : recueil de textes courts dont vous pouvez lire une critique chez Katell.

Ces trois livres sont d’occasion, mais en excellent état. Si vous êtes un blogueur de lecture et que vous êtes intéressé par l’un d’eux, il vous suffit de vous manifester en commentaire, puis, si vous êtes le 1er candidat pour ce titre, de m’envoyer vos coordonnées par mél. Ensuite ce sera à votre tour de poposer 3 livres à donner sur votre blog.

P.S. J’avais déjà joué à Passe ton livre à ton voisin et proposé trois livres. Deux avaient trouvé preneurs, mais le 3e est toujours à votre disposition ici.

21 avril : Le fusil de chasse a été envoyé à Lepetitmouton. Train de nuit a été réservé par Clochette

Publié dans:  on 16 avril 2009 at 10:35 Commentaires (15)

Prisonniers du paradis

prisonniers-du-paradis1

Un avion en plein vol Tokyo-New Dehli fait un amerissage forcé dans l’océan Pacifique à proximité d’une île déserte. Outre l’équipage, l’avion transportait principalement des infirmières, des sages-femmes, des médecins et des travailleurs forestiers, tous au service de l’ONU, ainsi qu’un journaliste finlandais, narrateur à la première personne de cette histoire rocambolesque. 

“Je suis journaliste. Un Finlandais tout ce qu’il y a d’ordinaire : un individu mal éduqué, avec des ambitions limitées, une veste usée et un caractère sans relief. J’ai dépassé la trentaine. Je suis d’une colossale banalité et il arrive que cela me chagrine”.

C’est ainsi que 48 personnes (26 femmes et 22 hommes) se retrouvent dans l’obligation de cohabiter sur une île déserte et d’organiser leur survie.  Quatre nationalités sont représentées : des Suédois, des Norvégiens, des Finlandais et des Anglais. Ils disposent pour s’organiser : d’un radeau pneumatique, de leurs gilets de sauvetages, de petits outils, de quelques vivres, de lait en poudre et… de milliers de stérilets. Une langue commune est choisie, un petit gouvernement élu, une distillerie et un café ouverts, ainsi qu’une infirmerie, un planning familial, un sauna… Et petit à petit, l’envie de quitter ce paradis s’éloigne de certains des rescapés…

“Lecteur, tu peux me croire, j’étais alors le plus heureux des hommes.”

Ce roman d’Arto Paasilinna a été publié en 1974 en Finlande (ce serait son deuxième roman). Derrière l’humour, la fantaisie, la loufoquerie absolue, on sent poindre une jolie critique de la société de consommation et de la propriété individuelle, assortie de questionnements très “années 70″ sur la possibilité d’organiser de nouvelles formes de vie en société, entre socialisme, autogestion et vie communautaire. J’y ai vu aussi beaucoup de nostalgie pour une époque que nous n’avons pas connue, celle des chasseurs-cueilleurs, et donc pour une vie plus proche de la nature, loin de toute pollution, avec des relations humaines authentiques, un bonheur simple. C’est un court roman, avec un épilogue peut-être un peu faible, mais c’est néanmoins une lecture des plus agréables.

Prisonniers du paradis / Arto Paasilinna, traduit du finnois par Antoine Chalvin (titre original : Paratiisisaaren vangit), Gallimard (Folio), 2008, 202 p., ISBN 978-2-07-140472-8

Merci beaucoup à Ys
pour m’avoir envoyé ce roman dans le cadre du swapounet !
Je me réjouis que la chaîne des livres
m’apporte un autre titre de Paasilinna.
Enfin, je vous recommande le joli billet de Lael,
et celui non moins enthousiaste du Bibliomane.