1958-2008 : ces 50 ans qui ont changé notre vie

 

Quelle déception ! Et surtout quel ennui !

Voici un ouvrage qui nous propose de parcourir les cinquante premières années de la Ve République en les regardant par le petit bout de la lorgnette, c’est-à-dire en s’intéressant à la petite histoire plutôt qu’à la grande, et en se focalisant sur ce qui a changé dans notre vie quotidienne depuis 1958. Ces intentions avaient tout pour me séduire, mais hélas…

J’ai choisi ce livre dans la liste proposée par Babelio croyant recevoir ce que dans le jargon des bibliothèques on appelle “un usuel”. J’ai en effet un faible pour ces ouvrages qui se veulent utilitaires, qui sont faits pour nous apporter une réponse à une question ponctuelle, mais dans lesquels on peut aussi entrer sans rien chercher, pour le plaisir de se perdre dans un labyrinthe de mots, de faits, de dates, d’idées… J’aime les dictionnaires, même (et surtout) les plus fantaisistes, les encyclopédies, les chronologies, les almanachs… et je m’attendais à recevoir un des ces livres aux multiples entrées et aux multiples lectures possibles. J’espérais un de ces livres inépuisables, dans lesquels on aime à se replonger encore et encore et dans lesquels on apprend énormément de choses.

Au lieu de cela, j’ai reçu un ouvrage qui ne propose aucune entrée possible, mis à part le feuilletage. Si l’ayant feuilleté une première fois, on se souvient par exemple que l’invention du minitel y figure mais qu’on en a oublié la date, on n’a même pas un index à sa disposition pour la retrouver. Si au moins des chemins de lecture nous étaient proposés à l’intérieur de l’ouvrage, on pourrait le feuilleter plusieurs fois selon des axes différents. Par exemple, ayant remarqué qu’il y avait dans ce livre des informations concernant le cinéma, on pourrait être tenté de parcourir cinquante ans d’histoire du cinéma. Mais même ça, ce n’est pas possible, les différentes rubriques n’étant pas positionnées au même endroit d’une page à l’autre. Les titres des mini-articles qui composent chaque page sont comme surlignés en jaune, en orange, en vert… mais ces couleurs sont distribuées au hasard sans qu’il soit posssible d’en suivre une d’un bout à l’autre de l’ouvrage.

Et si on fait malgré tout l’effort d’entrer dans l’une des pages de l’ouvrage pour découvrir les faits retenus pour l’année à laquelle se consacre la double page, on se rend compte que la plupart des mini-articles ne sont en fait que des énumérations, ce qui s’avère donc vite lassant, souvent même absolument illisible, et pire encore, sans aucun intérêt (car une liste qui n’est pas exhaustive n’a aucun intérêt) : liste des films sortis cette année là, liste des émissions de télé nées cette année là, liste des morts de l’année, etc. Et on comprend alors mieux pourquoi il n’y a pas d’index : tout simplement parce que celui-ci aurait été au moins aussi long que l’ouvrage proprement dit.

Comme il n’y a qu’une double page pour chaque année, l’essentiel du travail des deux auteurs a été de sélectionner les événements à recenser. Cette sélection ne pouvant qu’être subjective, on aurait pu s’attendre à ce que les auteurs assument cette part de subjectivité en adoptant un ton singulier, en portant un regard qui leur soit propre sur ces années qui, pour au moins une partie d’entre elles, sont aussi les leurs. Au lieu de cela, on a un ton d’une platitude et d’un ennui incommensurables. Car à force de vouloir donner dans le consensuel, on n’intéresse plus personne.

Comme je serais bien mauvaise, si je n’essayais pas de mettre en avant ne serait-ce qu’un point positif, je dirais que j’ai bien aimé une des rares rubriques récurrentes clairement identifiable : “Le mot de l’année”.  Et comme moi aussi j’aime les listes, voici en partant de la fin, quelques uns des mots retenus pour cette rubrique : RSA, Bravitude, Chikungunya, Sudoku, Blog, SRAS, Euro, AZF, RTT…

Mais il y a tellement mieux, si on s’intéresse aux mots de l’actualité ! Je songe à ce formidable ouvrage publié par Gallimard Jeunesse et intitulé “Les 1000 mots de l’info”. Théoriquement destiné aux adolescents, cet ouvrage peut tout à fait ravir les adultes curieux dans mon genre, mais aussi les parents de jeunes adolescents qui se trouvent souvent dépourvus face aux questions suscitées par exemple par le journal télévisé. C’est en outre un ouvrage fort bien illustré, avec un index à la fin, un mode d’emploi au début, et toutes sortes de rubriques offrant ces portes d’entrée que j’ai cherchées en vain dans “1958-2008″. Mais c’est aussi un ouvrage de 360 pages (mon édition de 2003), alors que “1958-2008″ prétend raconter 50 ans en 120 pages.

 

A qui s’adresse “1958-2008″ ? Espérant ratisser large, la quatrième de couverture nous dit “un livre pour toutes les générations”. Comme on n’y apprend pas grand chose, je dirais plutôt qu’il joue avec la nostalgie qui finit par nous gagner tous, l’âge venant. C’est donc, selon moi, un livre qui s’adresse à ceux qui ont traversé ce demi-siècle.

En conclusion, si vous connaissez quelqu’un qui a cinquante ans cette année (et que vous ne l’aimez pas beaucoup), vous pouvez toujours le lui offrir.

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

Publié dans: on 22 juin 2008 at 11:25 Commentaires (4)
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PAL critique

Je vois fleurir un peu partout des billets de blogueurs tout heureux d’annoncer qu’ils ont gagné un ou plusieurs livres dans le cadre de l’opération Masse critique de Babelio. Eh bien figurez-vous que je fais aussi partie des heureux élus ! 

Mais j’ai l’intention de faire un peu ma mystérieuse. Je vous parlerai donc de ce livre-cadeau quand je l’aurai reçu. Sachez seulement que ce n’est pas un roman, mais un ouvrage documentaire.

Merci Babelio !

Publié dans: on 4 juin 2008 at 9:11 Commentaires (3)
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Livres à adopter

Pour vous inscrire à l’opération Masse critique de Babelio, c’est ici !

Publié dans: on 27 mai 2008 at 11:38 Commentaires (2)
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Le complot contre ma PAL

Je viens de recevoir ce livre en cadeau. Je l’ai gagné à un jeu proposé par Babelio dont le résultat est ici. En fait j’avais perdu, mais comme les autres avaient encore plus perdu que moi, finalement Babelio a considéré que j’avais gagné et m’a envoyé le cadeau. Merci Babelio !

Ne reste plus qu’à savoir comment je vais réussir à insérer ce roman dans mon progamme de lecture déjà chargé. Je ne vais quand même pas me lancer dans un challenge des 5 continents…

Publié dans: on 6 mai 2008 at 8:11 Commentaires (8)
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Connectons nos bibliothèques

 

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Quelques mots sur Babelio que je teste depuis un mois et dont je vais continuer à suivre l’évolution avec intérêt :

Qu’est-ce donc que Babelio ? C‘est un réseau social pour passionnés de livres sur le modèle de ceux existant déjà aux Etats-Unis (Goodreads, Librarything, Shelfari) mais pour lecteurs francophones. Il appartient à la catégorie des réseaux sociaux dits verticaux, c’est-à-dire rassemblant moins de monde que les grands réseaux sociaux dits horizontaux de type Facebook, mais réunissant des personnes autour d’un centre d’intérêt commun.

Concrètement, comment ça fonctionne ? On s’inscrit sous un pseudonyme et on entre les livres que l’on a dans sa bibliothèque. Pour ça, il suffit de saisir l’ISBN (ou le titre ou l’auteur de l’ouvrage) et alors la couverture et une petite notice sont récupérées d’Amazon. Depuis peu, il est possible aussi d’entrer les livres par la simple lecture du code-à-barres avec une webcam (mais ça je ne l’ai pas testé). On peut s’arrêter là, comme on peut ajouter des informations sur les livres de sa bibliothèque : mettre une note, écrire une critique, un commentaire objectif, saisir le commentaire de l’éditeur, des citations, mettre des tags ou mots-clés (appelés “étiquettes” sur Babelio), créer des listes pour y classer ses livres  (pour ma part, j’y ai créé la liste des livres en attente de lecture, autrement dit ma PAL, et des listes réservées à mes challenges de lecture, mais d’autres proposent aussi, par exemple, une liste de livres à échanger).

A quoi ça sert ? C’est d’abord un moyen de gérer sa bibliothèque en solitaire, comme on le ferait hors réseau social avec un logiciel de gestion de bibliothèques (le site offre d’ailleurs la possibilité de ne pas partager sa bibliothèque avec les autres). Le système des étiquettes et du nuage des étiquettes qui apparaît sur sa page de profil permet aussi à l’utilisateur de voir sa bibliothèque autrement. Mais c’est surtout un outil de recommandation. Il s’agit pour Babelio de “connecter nos bibliothèques”. C’est-à-dire que le système compare ma bibliothèque avec celle des autres. Je vais alors visiter les bibliothèques qui ressemblent à la mienne pour y puiser de nouvelles envies de lecture. Jusqu’à présent ce système était assez rudimentaire, c’est-à-dire que Babelio se contentait de repérer le nombre de livres en commun avec les autres. Les plus grosses bibliothèques de Babelio arrivaient donc en tête des bibliothèques recommandées et la visite de ces bibliothèques se révélait bien décevante, en tous cas bien loin de mes goûts. Mais ce système a évolué tout récemment. La comparaison prend maintenant en compte la taille des bibliothèques, la rareté des ouvrages en commun, etc. Les rapprochements de bibliothèques sont donc beaucoup plus pertinents.

Ce que j’apprécie sur ce réseau ? L’absence de publicité (pour le moment) : la participation à Babelio est gratuite jusqu’à  300 livres (au-delà une contibution de 30 euros est demandée à l’utilisateur pour disposer de sa bibliothèque Babelio à vie). Cela fonctionne donc comme une gentille association de lecteurs.

Les questions que je me pose ? Que va devenir Babelio quand les rapprochements avec le monde marchand se feront plus nombreux ? Il y a déjà eu un petit rapprochement avec l’opération Masse critique : il s’agissait pour le participant à cette opération de recevoir un livre gratuit en échange d’un commentaire sur l’ouvrage en question posté sur son blog. Naturellement le commentaire peut tout à fait être négatif, il n’y a donc rien à redire (et d’ailleurs, si je n’avais pas déjà eu trop à lire, je me serais bien laissée tenter). Mais que va être la suite ?

Ne terminons pas sur une réserve. Babelio, tel qu’il est aujourd’hui me plaît bien. Nous sommes à peu près 2000 à avoir connecté nos bibliothèques et je vous invite à nous rejoindre. Pour accéder à Babelio, cliquer ici .

Et bien sûr, que ce soit ici en commentaire ou sur vos propres blogs, n’hésitez pas à nous faire part de vos expériences sur Babelio et ses concurrents, ce que vous aimez ou n’aimez pas sur ces réseaux… car je suis sûre que vous êtes tout comme moi très curieux de ces nouvelles communautés qui se créent autour du livre sur la toile. Alors connectons nos point de vue…

Ma bibliothèque est ici

Publié dans: on 22 mars 2008 at 8:14 Commentaires (8)
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