Death Note. 1

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Light Yagami est un lycéen brillant qui s’ennuie, jusqu’au jour où il ramasse par terre un cahier abandonné délibérément par Ryuk, un dieu de la mort. Le cahier intitulé “Death Note” donne à celui qui le détient des pouvoirs surnaturels. Il lui suffit d’écrire dessus le nom d’une personne en la visualisant par la pensée, pour que cette personne meurt dans les secondes qui suivent. Le détenteur du cahier peut même choisir précisément l’heure et la cause du décès. Détenir ce cahier lui permet aussi de voir Ryuk que les autres ne voient pas et de dialoguer avec lui. A partir du jour où il trouve ce cahier, Light se transforme en justicier persuadé de faire le bien en éliminant les criminels. Mais devenu à son tour un criminel, il ne tarde pas à être recherché par L., un mystérieux enquêteur mandaté par Interpol…

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Death note est le premier manga que je lis. Il s’agit d’un shonen, manga pour garçon adolescent, que l’on nomme ainsi par opposition au shojo, le manga pour adolescente. Il est composé de 12 tomes, dont je n’ai lu que le premier. J’ai été surprise de n’avoir aucun mal à entrer dans cet univers imaginaire. J’ai été horrifiée au début de l’histoire alors que je croyais encore que le manga allait adopter le point de vue de Light. Mais très vite sa folie meurtrière est dénoncée et finalement la morale est sauve. C’est néanmoins une hécatombe à laquelle on assiste, sans avoir pourtant l’impression de lire quelque chose de violent, les morts de ce manga étant aussi irréelles que celles d’un jeu vidéo. Il y a du suspens, de l’action, et de grandes questions sur la vie, la mort… Bref, une première expérience intéressante que je dois à Soie, qui m’a envoyé ce manga dans le cadre du Wabi-Sabi Swap. Merci Soie !

Death Note. 1 / scénario Tsugumi Ohba, dessin Takeshi Obata, Kana, 2007, ISBN 978-2-5050-0032-7

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Publié dans: on 30 mars 2009 at 7:48 Commentaires (11)
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La mort en été

“C’était au plus haut de l’été,

il y avait de la colère dans les rayons du soleil”.

“La mort en été”  est un recueil de dix nouvelles de Mishima publié en 1943. De longueurs, de thématiques, et de styles assez différents, c’est un peu artificiellement que ces nouvelles sont réunies en recueil. Néanmoins la mort en est le thème le plus récurrent : on flirte avec l’idée du suicide (La mort en été), on pratique le seppuku, suicide rituel japonais (Patriotisme), on doit survivre au décès de ses enfants (La mort en été), ou encore on assiste à la fin d’un vieillard (Le prêtre du temple de Shiga et son amour). L’amour, dans ce qu’il a de plus passionnel et douloureux, en est également un des thèmes majeurs. Enfin les traditions séculaires subsistant dans le Japon moderne y sont également à l’honneur : les acteurs de kabuki (Onnagata), les geishas (Les sept ponts), le seppuku (Patriotisme), les coutumes funéraires (La mort en été).

De ce magnifique recueil, je retiendrai surtout trois nouvelles, la plus terrible d’une part et mes deux préférées d’autre part,  c’est-à-dire les deux nouvelles que j’ai eu envie de relire avant d’écrire ce billet, l’une grave et l’autre légère.

La plus forte et la plus marquante des nouvelles du recueil est sans aucun doute “Patriotisme. La nouvelle s’ouvre sur le suicide d’honneur du lieutenant Shinji Takeyama, immédiatement suivi de celui de Reiko, femme soumise. Comme ils étaient mariés depuis six mois, c’est cette période de bonheur que la nouvelle relate brièvement, avant d’en venir à l’épisode de la mutinerie, qui est la cause du geste du lieutenant. Mais cet événement ne nous est raconté que du point de vue de Reiko qui, seule chez elle, se prépare à mourir. Puis, après une dernière étreinte, arrive le geste final, dont aucun détail sordide ne nous est épargné. Effroyable ! D’autant plus effroyable d’ailleurs, qu’on ne peut lire cette nouvelle sans songer au seppuku que s’infligea Mishima lui-même. Je ne vous cache pas avoir lu les pires paragraphes en diagonale et je n’ai pas l’intention de relire cette nouvelle de sitôt.

Venons-en donc à mes deux nouvelles préférées. Tout d’abord, j’ai apprécié la nouvelle qui donne son titre au recueil : “La mort en été. Alors qu’elle est à la plage avec les trois jeunes enfants de son frère, une femme se noie avec les deux aînés. Malgré l’horreur de l’événement et la douleur qui doit être la sienne, le père appelé à rejoindre sa femme après le drame ne songe qu’à sauvegarder les apparences. Surtout ne trahir aucune émotion, car aux yeux de ce Japonais, il n’y a rien de pire que d’exprimer ses sentiments, rien de plus honteux que d’exposer avec impudeur sa douleur en public. “Elle glissa un regard vers son mari et fondit en larmes. Il ne tenait pas à ce que le directeur le vît poser la main sur l’épaule de sa femme pour la réconforter. Ce serait pire que de laisser surprendre les plus intimes secrets d’alcôve.“  Quant à la mère des enfants, elle ne parvient pas à dissiper le sentiment de culpabilité qui l’amène à ressasser des idées suicidaires…

J’avoue enfin avoir un faible pour la nouvelle la plus légère et la plus amusante du recueil : “La perle. Quatre amies sont invitées par une cinquième pour fêter ses 43 ans autour d’un gâteau d’anniversaire accompagné de thé. La maîtresse de maison porte une bague ornée d’une perle. Mais juste avant l’arrivée des invitées, la perle se désolidarise de la monture de la bague et se retrouve posée négligemment sur le plat de service du gâteau. Puis au cours du goûter, la perle disparaît. Une des invitées l’a-t-elle subtilisée ou avalée par mégarde ? Et surtout, comment les quatre amies, pas si amies que cela d’ailleurs, vont-elles parvenir à préserver leur réputation, si chère à leurs yeux ? Vous ne serez sans doute pas étonnés, si je vous dis que “La perle” est un petit bijou de finesse et d’humour, qui en dit long sur le savoir vivre d’une certaine bourgeoisie japonaise.

La mort en été / Yukio Mishima, traduit de l’anglais par Dominique Aury, Gallimard (Folio 1948), 2007, ISBN 978-2-07-038036-7

Ce recueil de nouvelles a été lu pour célébrer l’été dans le cadre du Challenge Vivaldi.

 Il a également été lu et apprécié par Fantasio.