Quelque chose à te dire

“Mon fonds de commerce, c’est les secrets :
on me paie pour les garder.
Les secrets du désir,
ce que les gens veulent réellement,
ce qui leur fait le plus peur.”

Jamal Khan est psychanalyste. Il est donc le gardien des secrets, et pourtant lui aussi a son secret, un secret à l’origine de sa vocation de psychanalyste. Il s’agit d’un meurtre, pas moins. Parce que des témoins de ce meurtre réapparaissent dans sa vie, il va nous raconter ce qu’il appelle l’histoire-dans-l’histoire, à savoir sa rencontre avec la jeune et jolie Ajita, quand il était étudiant, au milieu des années 70…

A partir de l’entrée en scène d’Ajita, le roman fait des allers et retours entre passé et présent, avec pour fil rouge ce meurtre qui continue de hanter Jamal. C’est donc bien sûr un roman très nostalgique. Il nous plonge au coeur des années 70, dont il restitue l’ambiance, la musique, les luttes sociales, tout en déroulant sous nos yeux trente ans d’histoire de l’Angleterre. Il est aussi assez mal fichu, pas construit, abordant mille et un sujets, débordant de partout. J’en ai fait une lecture en dents de scie, passant de la jubilation à l’ennui le plus profond.

Kureishi aime la marge, la nuit, les milieux un peu décadents, le sexe, la drogue. Au début du roman, il accuse la lecture d’avoir fait de Jamal un garçon sérieux, doué pour les études et finalement pour une vie rangée. Il avait pourtant également des dispositions pour la délinquance, qu’il regrette de n’avoir pas davantage exploitées…

Est-ce un roman pour homme dans la cinquantaine ? Sans doute que oui (et je vous rappelle que je ne suis ni homme, ni dans la cinquantaine, vous en déduirez ce que vous voudrez). J’y ai vu Kureishi partout : dans Jamal bien sûr (comme lui, il est d’origine pakistanaise ; comme lui, il habite le même quartier pauvre de Londres depuis toujours ; l’un est psychanalyste, l’autre éternel analysant…), mais aussi dans son ami Henry, à qui Kureishi prête son côté libidineux. J’ai trouvé à ce roman un petit côté “vieux con”. (Peut-on écrire ça dans une critique ? Mais oui, sur un blog, on peut écrire n’importe quoi, c’est ça qui est bien).  Bref, je ne vous le recommande pas ! Quoique… Malins comme vous êtes, je suis sûre que vous avez compris, entre les piques, que j’aime bien l’univers de Kureishi, ses paradoxes, son côté bon vivant toujours au bord du gouffre. Alors je relirai ce roman quand je serai cinquantenaire, analysée, et homme !

Quelque chose à te dire / Hanif Kureishi, traduit de l’anglais par Florence Cabaret (titre original : Something to tell you), C. Bourgois, 2008, 568 p., ISBN 978-2-267-01992-6 

P.S. Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog, vous êtes habitué aux critiques “grand-n’importe-quoi”. Mais pour célébrer la fin de saison, je tenais à vous offrir ce feu d’artifice. Allez donc maintenant lire plutôt les avis de Sylvie, Leiloona, Papillon, Sybilline, Clochette

“Quelque chose à te dire” est le 5e roman de Hanif Kureishi (1954-….) après “Le bouddha de banlieue” (1990), “Black album” (1995), “Intimité” (1998), “Le don de Gabriel” (2001). Kureishi est également auteurs de théâtre, nouvelles, souvenirs et scénarios de films.

Challenge du 1% littéraire 2008

84, Charing Cross Road

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Helene Hanff a 33 ans, quand en 1949 elle écrit sa première lettre à la librairie Marks & Co située à Londres au 84 Charing Cross Road. Elle est américaine et vit à New York, où elle écrit des pièces de théâtre qu’elle n’arrive pas à faire produire, et elle vivote grâce à des scénarios écrits pour la télévision. C’est une autodidacte qui, un beau jour de 1949, décide de rattraper les années d’études qu’elle n’a jamais pu faire et d’acquérir par elle-même une vraie culture classique. Ne trouvant pas les livres qui l’intéressent dans les librairies américaines, elle décide de s’adresser à une librairie londonienne. Commence alors une correspondance qui durera 20 ans. 

C’est une histoire extraordinaire que celle de cette correspondance (histoire que nous raconte Thomas Simonnet dans sa postface). Pendant des années, Helene Hanff projettera des voyages en Angleterre qui ne se feront pas. Quand enfin en 1971 elle pourra se rendre à Londres, la librairie Marks & Co sera fermée et son principal correspondant sera mort. Pendant des années également, elle tentera de vivre de sa plume, et c’est finalement la publication d’une correspondance qui lui vaudra le succès et la reconnaissance. Enfin, dernière ironie du sort : alors que personne n’a jamais voulu produire les pièces qu’elle écrivait, sa correspondance sera finalement adaptée au théâtre par un autre.

Au cours des premiers mois de sa correspondance, Helene Hanff apprend que le rationnement existe encore en Angleterre (60 g de viande par semaine et par famille et un oeuf par personne et par mois). Alors en plus des lettres, elle se met à envoyer des colis aux contenus improbables (je ne savais même pas que les oeufs en poudre avaient existé !).

Et puis au fil du temps, au fil des lettres, Helene Hanff dévoile les relations qu’elle entretient avec les livres et la littérature.

“J’adore les dédicaces sur les pages de garde et les notes dans les marges, j’aime ce sentiment de camaraderie qu’on éprouve à tourner les pages que quelqu’un d’autre a déjà tournées, à lire les passages sur lesquels quelqu’un, disparu depuis longtemps, attire mon attention.”

“Je fais le ménage de mes livres chaque printemps et je jette ceux que je ne relirai jamais, comme je jette les vieux vêtements que je ne remettrai jamais. Ça choque tout le monde. Mes amis sont soigneux avec les livres. Ils lisent tous les best-sellers, ils les parcourent le plus vite possible, en en sautant beaucoup de passages, je crois. Et comme ils ne les relisent JAMAIS, un an après ils ne se rappellent plus un traître mot. Cependant ils sont profondément choqués de me voir jeter un livre à la corbeille ou le donner à quelqu’un. Selon eux, vous achetez un livre, vous le lisez, vous le mettez sur une étagère, vous ne le rouvrez jamais de toute votre vie, mais VOUS NE LE JETEZ PAS ! PAS S’IL EST EN EDITION RELIEE ! Et pourquoi pas ? Personnellement je ne vois rien de moins sacro-saint qu’un mauvais livre ou même un livre médiocre.” 

Helene Hanff commande des livres théoriques, des anthologies, des journaux, des partitions de musique vocale… Elle lit un peu de tout, sauf des romans : “je ne peux jamais m’intéresser à des choses qui  ne sont pas arrivées, à des gens qui n’ont jamais existé.” Un jour pourtant, elle va découvrir Jane Austen (mais je mettrai quelques citations dans un prochain billet, car j’ai un challenge à tenir).

Comme beaucoup de lecteurs avant moi, je suis tombée sous le charme de cette correspondance, du ton employé par Helene Hanff dés sa première lettre, de sa passion pour la littérature, de son humour, de son sens de l’autodérision, de ses colères feintes, des relations qu’elle réussit à établir par ses lettres avec différents membres du personnel de la librairie et leurs familles. Alors je vous en conjure, si vous ne l’avez pas encore lue, courez immédiatement à librairie la plus proche ! 

84, Charing Cross Road / Helene Hanff, traduit de l’anglais par Marie-Anne de Kisch, postface de Thomas Simonnet, Éd. Autrement (Littératures), 2004, 113 p., ISBN 2-7467-0058-1

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Dans la série “Mais à quoi pensent les éditeurs ?” : vous avez vu ce qui est écrit sur la couverture ? Est-ce que je viens de lire un “roman” ? Ou alors prétendre qu’une correspondance est un roman serait-il un argument commercial ? Pfff !

Les avis de FashionKarine, LaurenceYue, Yvon

Ce livre a été lu dans le cadre du défi Blog-o-trésors (c’est-à-dire qu’après l’avoir lu, je me suis dit : “il n’aurait pas été proposé pour le Blog-o-trésors ?”). Il avait été proposé par Kroustik. Et d’ailleurs j’ai fini ce défi, puisque j’ai lu 4 livres de la méga-liste ! Hourrah !

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Téméraire et léger

Le don de Gabriel

“L’art est ce que vous faites quand les autres quittent la pièce.”

Gabriel a 15 ans quand son père est mis à la porte par sa mère. Il reste donc seul avec sa mère, avec Hannah la jeune fille au pair engagée pour le surveiller, et avec l’ombre d’Archie, son frère jumeau mort à l’âge de deux ans, à qui Gabriel s’adresse comme à son “démon familier”. En dehors de l’école, Gabriel passe le plus clair de son temps à dessiner. Il a ce pouvoir extraordinaire de donner vie aux choses qu’il dessine, par la seule force de son imagination.

“Maman avait toujours été d’une sévérité assommante pour les devoirs. Elle ne voulait pas que Gabriel échoue à l’école, de peur qu’il devienne artiste. Ayant toujours vécu entourée de musiciens, de chanteurs, de paroliers, de stylistes de mode et de producteurs de disque, elle savait comme ils étaient rares à avoir des maisons de campagne avec studios d’enregistrement et élevages de truites. La plupart vivaient du chômage, se faisaient régulièrement désintoxiquer, dégageaient une odeur d’échec ou mouraient de déception.”

Les parents de Gabriel ont tous les deux vécu leur jeunesse dans les années soixante. Elle faisait les beaux-arts, lui était musicien de rock. Ils menaient une vie des plus bohêmes. Mais le temps a passé. La mère  de Gabriel a fait le choix d’un “vrai” métier (elle est devenue serveuse) alors que son père a persisté dans la musique sans toutefois parvenir à gagner sa vie avec cette passion. Et le fossé entre eux s’est creusé. Gabriel se retrouve pris entre deux modes de vie. D’un côté une mère raisonnable, tout en inquiétude, et de l’autre un père qualifié de téméraire et léger. Il va se charger de réconcilier ces deux mondes, alors même qu’il va choisir sa propre voie.

“Son père parlait des années soixante avec déférence, de la même façon que d’aucuns parlaient de “la guerre” : une période de grands exploits et d’effervescence exceptionnelle. Toutes les fenêtres, partout, s’étaient ouvertes et, en un “moment universel”, le disque préféré de Dieu, Sgt Pepper, était passé pour la première fois. Les phrases de papa commençaient souvent par : ” Un jour dans les années soixante…”"

“Le don de Gabriel” est un roman à la troisième personne, et pourtant la voix est celle de Gabriel, le ton un brin naïf, enfantin.  Les personnage, nombreux, sont haut en couleur. Dans ce roman de Kureishi publié en 2001, nous sommes loin du ton désenchanté de son précédent roman, “Intimité”. Ici le ton est résolument optimiste, la fin heureuse. Ce roman est formidable, je l’ai lu rapidement avec infiniment de plaisir, mais peut-être est-t-il tout de même un peu inférieur aux autres oeuvres de Kureishi. A moins que ce ne soit un excellent roman pour adolescents…

Le don de Gabriel / Hanif Kureishi, traduit de l’anglais par Mona de Pracontal (titre original : Gabriel’s gift), 10-18 (Domaine étranger), 2003, ISBN 2-264-03642-7

Publié dans: on 25 septembre 2008 at 8:31 Commentaires (8)
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Chaos intérieur dans une pénombre tiède

“C’est la plus triste des soirées,
car je m’en vais et ne reviendrai pas.”

Le narrateur a pris sa décision. Le lendemain matin, il partira. Il quittera Susan, la femme avec qui il vit depuis six ans, et leurs deux jeunes enfants. Nous sommes le soir, la veille d’une rupture programmée, dans les pensées du narrateur. La soirée s’écoule, avec les gestes habituels, le bain des enfants, le dîner, le coucher… Susan ne se doute pas une seconde de ses intentions. Que fera-t-il après ? Provisoirement, il sera hébergé par son ami Victor. Mais ensuite, à quoi ressemblera sa vie ? Ira-t-il d’aventure en aventure comme Victor ? Fréquentera-t-il les clubs pour célibataires comme son ami comptable ? En tous cas, il ne pourra pas vivre comme Asif, cet ami dont le bonheur serein lui demeure incompréhensible.

“J’ai récemment été tenté par un rêve d’autosuffisance : un petit appartement, un chat, des livres, une télé, de la musique, un plant d’herbe, des amis à dîner (…) Oui, je comprends parfaitement les tentations de l’autarcie, cette idée que nous pouvons garder auprès de nous tout ce dont nous avons besoin, que nos propres caresses sont aussi agréables que celles d’autrui. Mais je n’ai pas envie d’être de nouveau séduit de la sorte. Je vais me jeter sur les autres, sans la moindre retenue. Je ne compte pas tergiverser à la lisière de l’existence.”

Toute la soirée et toute la nuit, il va ainsi réfléchir à sa situation personnelle, à celles de ses amis comme autant de modèles possibles, à ses relations avec les femmes, à la vie de ses parents… en passant par des considérations plus générales sur la mort du couple, l’inévitable fin de l’amour, l’ennui d’une vie bourgeoise un peu trop confortable, le monde contemporain… Sa vie ne le satisfait plus, mais il ne désire rien d’autre. Ou si justement, il désire désirer plus. De sa femme, dont il parle avec un soupçon de mépris, il dit qu’elle “ne sombrera jamais dans le chaos intérieur”. Lui a déjà sombré.

“C’est le malheur et la blessure qui me touchent. Alors je comprends, alors je peux être utile. Je me sens chez moi dans une atmosphère de dépression généralisée, dans une pénombre tiède. Si le malheur vous attire, vous ne manquerez jamais d’amis.”

Parfois le narrateur convoque Aristote, les Bouddhistes, les marxistes, les yogis… En plein désarroi, il s’interroge sur la définition du bonheur. C’est qu’il n’est pas banal ce personnage-narrateur. Il stocke LSD et ecstasy dans son frigo, se rend aux réunions de parents d’élèves sous acide et se défonce pour le réveillon de Noël. Il est très rock’n roll et semble s’être égaré dans une vie des plus conventionnelles.

“Je devrais sans doute être impressionné par le fait que je ne me suis pas attaché aux choses, que je suis assez libre et détaché pour m’en aller demain matin. Mais à quoi bon cette liberté ? Nul doute que la liberté ultime consiste à choisir, à échanger cette liberté contre les obligations qui vous lient à l’existence – à s’impliquer.” 

Nombreuses sont ces considérations sur les choses, les choses qui font le confort, et puis qui emprisonnent. Il quitte autant ses choses que sa famille. Il ne tient finalement qu’à une de ces choses : une photo de John Lennon.

“Je vais laisser ce bureau aux garçons. Et les livres ? Je ne peux ni les relire tous, ni les jeter. J’ai passé bien assez de temps le nez plongé dedans, tantôt par devoir, tantôt par plaisir. Jeune, j’ai souvent commis l’erreur de commencer un livre par le début et de le lire jusqu’à la fin.”

“Intimité” est un roman intimiste qui porte bien son titre, un roman largement autobiographique. C’est une quête de vérité. Le narrateur met sa vie à plat. Il sait qu’il a le mauvais rôle. Il est celui qui part, celui qui abandonne. Il va paraître lâche. Il accepte le blâme, pour être enfin en accord avec lui-même. Ce roman est déprimé, mais il y a tellement plus de vie dans ces questionnements que dans le bonheur béat ! Ceux qui peuvent se sentir chez eux dans cette pénombre tiède le liront dans l’enthousiasme, voulant comme moi prendre en note presque chaque phrase, et le refermeront rassérénés.

“Si vivre est un art, alors c’est un art étrange, un art de tout et surtout du plaisir intrépide.”

Hanif Kureishi (1954-…) est né à Londres d’une mère anglaise et d’un père pakistanais. Il est l’auteur de romans (Le bouddha de banlieue, Black album, Intimité, Quelque chose à te dire), de nouvelles, de pièces de théâtre, de scénarios (My beautiful Laundrette, Sammy et Rosie s’envoient en l’air). Aussi incroyable que cela puisse paraître, “Intimité” a été (librement et génialement) adapté au cinéma par Patrice Chéreau. 

Intimité / Hanif Kureishi, traduit de l’anglais par Brice Matthieussent (titre original : Intimacy), 10-18 (Domaine étranger), 2003, ISBN 2-264-02819-X

La disparition d’une illusion épuisée

“La route est longue quand on n’a plus nulle part où aller.”

Nous sommes à Londres en 1998 et Richard Taylor a disparu laissant femme et enfant, mère, soeur, collègue, amie… Chacune d’elles va prendre la parole tour à tour. Puis d’autres femmes aussi, rencontrées par Richard après sa disparition. Et parmi toutes ces femmes Sarah Kane, à qui Arnaud Cathrine donne la parole le temps d’un chapitre.

“il semblait flotter dans un au-delà de la tristesse et du découragement.”

“La disparition de Richard Taylor” est un roman en creux, un roman du vide, du manque, de la perte du désir, de l’absence à soi-même.  

“Pourquoi sommes-nous si inégalement doués pour la vie ?” 

 Au fil des témoignages, le mystère s’obscurcit. Ironisant sur les explications psychologiques et sociologiques, Arnaud Cathrine n’apporte pas de réponse. Il nous entraîne à la suite de Richard Taylor dans une fuite qui ne lui sera même pas salutaire. Car Richard n’a pas disparu pour le lecteur. Ce dernier suit son évolution au cours des neuf années qui suivent sa disparition, ainsi que l’évolution de celles qu’il a laissées. Richard s’exprime même à plusieurs reprises dans des lettres ou des passages dialogués. Souvent cynique, inutilement cruel, toujours égoïste, parfois émouvant, et pourtant… “La disparition de Richard Taylor” est un roman troublant qui se lit d’une traite et laisse étrangement froid.

 

Citation en exergue :

“La mission de tout un chacun est de mener à bien le mensonge qu’il incarne, de parvenir à n’être plus qu’une illusion épuisée.” Cioran (Aveux et anathèmes)

“La disparition de Richard Taylor”, paru en 2007,  est le septième roman pour adultes d’Arnaud Cathrine (1973-….) par ailleurs auteur pour la jeunesse.

La disparition de Richard Taylor / Arnaud Cathrine, Gallimard (Folio), 2008, ISBN 978-2-07-035542-6 

Ce roman sur les blogs de lecture :

Un roman sur “nos mystères”, nous dit LVE. “Drôle, tendre et âpre”, nous dit FlorinetteLN se dit “touchée” par cette histoire “intéressante et captivante”. Marie se dit “conquise”. Laure a un avis un peu mitigé, ayant jugé le roman ”finement construit” mais “plombant”, tout comme DDA qui trouve “qu’il peut plomber un peu le moral”.  Cathulu a apprécié la structure du livre mais s’est sentie “tenue à distance par ces personnages”. Quant à Clarabel, elle considère qu’il ne faut pas le “mettre entre des mains délicates”. Enfin, Essel lui a mis une * ce qui signifie qu’elle l’a apprécié (mais pas trop quand même).