Un noyau d’ombre en forme de coin

La promenade au phare

La famille Ramsay est en vacances en Écosse dans sa maison des îles Hébrides. James Ramsay, le petit garçon de six ans, aimerait bien faire une promenade au phare le lendemain. Mais fera-t-il assez beau ? Non, la promenade au phare ne se fera pas. En tous cas, pas tout de suite. Et dans dix ans, quand le temps permettra enfin cette promenade, le désir ne sera peut-être plus au rendez-vous…

La première partie du roman, la plus longue, dure à peine quelques heures. La deuxième, la plus courte, laisse s’écouler dix ans. Enfin la troisième et dernière dure le temps d’une promenade.

Si le temps est élastique chez Virginia Woolf, c’est qu’aux actes des personnages, aux menus faits qui occupent une soirée, elle superpose les pensées, les souvenirs, les rêves d’avenir de chacun. Plus qu’elle ne les superpose, elle les fait s’entrelacer avec les actes et les dialogues.

« Car maintenant elle n’avait plus besoin de songer à personne. Elle pouvait être elle-même, à elle-même. Et c’était de cela maintenant qu’elle éprouvait souvent le besoin : penser, non pas même penser, se taire, être seule. Tout l’être, toute l’action avec ce qu’il y a en eux d’expansif, de scintillant, de vocal s’évaporent et l’on se réduit, avec un sentiment de solennité, à n’être plus que soi, un noyau d’ombre en forme de coin, quelque chose d’invisible aux autres. »

On découvre les personnages petit à petit dans la première partie, sans qu’ils nous soient réellement présentés. Pas vraiment décrits, ils sont esquissés plutôt par petites touches, par une accumulation de détails qui finit par donner une vue d’ensemble de la maison et de ses occupants à instant donné. Dans cette maison, on trouve la famille Ramsay composée des parents et des huit enfants, et puis les amis qui tournent autour de la famille. Parmi eux, je retiendrai surtout Lily Briscoe, personnage très intéressant et très touchant, qui peint comme Virginia Woolf écrit.

La deuxième partie du roman est magnifique. Dix ans s’écoulent. Mrs Ramsay décède soudainement. Sa fille meurt en couches. Et la guerre de 14-18 emporte un des fils. La maison est inhabitée, elle se détériore, hantée par le souvenir de ceux qui ont disparu.

Il ne se passe rien finalement dans ce roman. C’est juste la vie qui passe, et la mort avec. L’art de Virginia Woolf est plus proche sans doute de la musique ou de l’art abstrait que du roman proprement dit. On dira que c’est de la littérature abstraite. Mais bien que l’écriture soit absolument sublime, le plaisir n’est pas qu’esthétique. Il y a une émotion vraie, intense, parfois violente. L’expérience de lecture est passionnante et délicieuse, émouvante, troublante… C’est un moment de lecture à passer ailleurs, hors du temps présent, dans une autre dimension.

La promenade au phare / Virginia Woolf, taduit de l’anglais par M. Lanoire (titre original : To the Lighthouse), Le livre de poche Biblio, 2006, 277 p., ISBN 978-2-253-03153-6

“La promenade au phare” ou “Vers le phare” (1927) est le cinquième roman de Virginia Woolf après “La traversée des apparences” (1915), “Nuit et jour” (1919), “La chambre de Jacob” (1922), “Mrs Dalloway” (1925). Pour ce roman, elle obtint le prix Fémina-Vie heureuse Anglais en 1928. Plus tard dans “Les vagues” (1931), elle écrira la même histoire, filant la même métaphore maritime, mais poussant encore l’abstraction un peu plus loin.

Les avis de LillyFab, Dominique, Les Rats de Biblio-net

Un classique inédit et sublime

Le voyage dans le passé

“Tout est comme autrefois, sauf nous, sauf nous !”

Louis, jeune homme pauvre, est tombé amoureux de la femme de son riche bienfaiteur. Les sentiments sont réciproques, mais l’histoire d’amour impossible. Parti en mission au Mexique pour quelques mois, Louis ne peut finalement revenir que neuf ans plus tard. Elle est devenue veuve et lui s’est marié. Il croit pouvoir la revoir comme on revoit une vieille amie, mais dés le premier regard, l’amour qu’il croyait éteint semble renaître de ses cendres. Mais s’agit-il vraiment de l’amour ou de l’illusion de l’amour ?

Cette nouvelle est inédite, je ne l’avais donc jamais lue. Pourtant le plaisir que j’ai eu à la lire est un plaisir de relecture. Car elle n’est pas très surprenante cette nouvelle, pour qui connaît déjà Zweig. Elle nous offre au contraire le plaisir de retrouver un univers et un style que l’on connaît déjà et que l’on apprécie.

Zweig excelle à refléter les états d’âme des personnages jusque dans les décors qu’il décrit. Ainsi chez le Conseiller chez qui Louis doit s’installer pour devenir son secrétaire particulier, Louis est saisi, et le lecteur avec lui, par “l’oppressante odeur de la richesse”, tandis que son unique redingote se balance “comme un pendu, dans l’armoire énorme” et que lui, Louis, se tient “dans cette pièce fermée comme un cambrioleur pris sur le fait”. Ensuite, quand il fait connaissance de la femme du Conseiller, ce sont de tout petits détails, un regard, un geste, une attention… qui vont trahir la naissance des sentiments. Tout d’un coup les lieux se décrivent autrement, ne révèlant plus le malaise de Louis mais au contraire son bonheur de vivre dans la même maison qu’elle.

Dans le paragraphe précédent, je n’ai fait allusion qu’à un petit passage choisi au début de cette nouvelle dont je ne voudrais pas trop dévoiler l’histoire, pour tenter de dire l’admiration qu’on ne peut qu’éprouver devant le style de Zweig, la justesse des sentiments décrits, leur subtilité. Comme ses personnages sont peu doués pour le bonheur ! Il l’aime. Elle l’aime. Tout devrait être si simple. Certes, ils ne sont pas seuls. Il y a le mari. Et puis il y a la guerre, la Première guerre mondiale, qui va les séparer. Neuf ans plus tard, quand ils se retrouveront et qu’une deuxième chance leur sera offerte, les sentiments qu’ils voudront croire éprouver ne seront plus que l’imitation, l’ombre de l’amour passé :

“Ils ne croisaient personne, seules leurs ombres glissaient en silence devant eux. Et chaque fois qu’un réverbère éclairait leurs silhouettes à l’oblique, leurs ombres se mêlaient, comme si elles s’embrassaient ; elles s’allongeaient, comme aspirées l’une vers l’autre, deux corps formant une même silhouette, se détachaient encore, pour s’étreindre à nouveau, tandis qu’eux-mêmes marchaient, las et distants.” 

Aux thèmes de l’amour, du temps qui nous change, s’ajoutent celui de l’ascension social d’un anti-Rastignac et celui de la guerre, de la violence de l’histoire et de son incidence sur les destins individuels. Parfois les fonds de tiroir ne révèlent que des oeuvres bien décevantes. Ce n’est pas du tout le cas ici ! 

Zweig

 P.S. Dans le dernier numéro du Magazine littéraire qui consacre son dossier à Stefan Zweig, on apprend notamment que Grasset prévoit la parution d’un nouvel inédit en novembre 2009 : “Était-il cela ?” (“War er es ?”).

Le voyage dans le passé / Stefan Zweig, traduction de Baptiste Touverey suivie du texte original allemand (titre original : Widerstand der Wirklichkeit), B. Grasset, 2008, 172 p., ISBN 978-2-246-74821-2

D’autres avis sur les blogs de lecture : Leiloona, Fashion, Lilly, AlwennCatherine, Anna Blume

Et comme c’est une nouveauté d’octobre 2008, il entre dans le cadre du :

Challenge du 1% littéraire 2008

Les années

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Ça commence (et ça finit aussi) par une énumération d’images (images vouées à disparaître au début, images à sauver à la fin) qui ressemblent un peu à des “Je me souviens” auxquels il manquerait la formule magique. Puis nous entrons dans le vif du sujet (quelle est drôle cette expression pour une autobiographie !). Annie Ernaux passe en revue des images (essentiellement des photos, mais aussi des films) qui la représentent seule ou accompagnée. On feuillette l’album avec elle dans l’ordre chronologique. Sur chaque image, elle regarde celle qu’elle était alors, cette autre elle-même dont elle ne se résout pas à parler à la première personne. Elle l’observe, la décrit, s’attarde sur ses vêtements, sa posture, ce que tout cela trahit de sa façon d’alors d’habiter son corps. A partir d’elle, elle restitue l’époque, ses valeurs, son langage, son rapport à la consommation, la sexualité, la condition féminine, l’immigration, la mémoire… Dans un aller-retour incessant entre mémoire collective et mémoire individuelle, passant de “elle” à “on” ou “nous”, elle interroge celle qu’elle était. Quelle était sa façon d’appréhender l’époque ? Quel était son rapport au passé ? Comme envisageait-elle l’avenir ? Aussi le temps, bien que chronologique, se réécrit constamment. Le passé se recompose à mesure qu’on avance dans le livre, de même que l’avenir s’envisage autrement à mesure que le temps passe.

Comme ce livre est difficile à décrire ! C’est l’autobiographie totale. On parcourt la vie entière d’Annie Ernaux dont on connaît déjà les principaux événements racontés dans de précédents livres, comme si ce livre-ci les contenait tous, les remettait en perspective. Pourtant de ces livres il n’est pratiquement pas question. Le seul texte qui sert de fil rouge (un des multiples fils rouges) est celui du journal intime qu’elle semble avoir tenu toute sa vie. Elle en cite des extraits, qui donnent une folle envie de pouvoir un jour en lire la totalité.

Ces années qu’on parcourt avec elle vont de 1941 à 2006. Au début, pour peu qu’il soit plus jeune qu’Annie Ernaux, le lecteur d’aujourd’hui n’a pas connu les années racontées. Ce n’est pas comme un livre d’histoire pourtant, c’est trop proche. Ce passé là est déjà dans notre mémoire, notre mémoire héritée, composée d’images d’archives et de cinéma, mais aussi des récits des parents ou des grands-parents, tous ces contemporains qui, comme Annie Ernaux, ont connu la Libération ou Mai 68. En même temps, nous suivons un destin individuel, avec l’enfance, l’adolescence, la jeunesse, toutes ces étapes que lecteur a passé aussi, même à une autre époque. Alors dés le début de la lecture, l’histoire du lecteur se superpose à celle de l’auteur et à l’histoire collective. Mais à un moment particulier, le lecteur rencontre son année de naissance. Sa mémoire, ses souvenirs, se superposent alors autrement à ce qu’Annie Ernaux retient de l’époque en question. Puis vient le moment où le lecteur est en mesure d’anticiper. Il commence à se demander : que va-t-elle garder des années les plus récentes ? comment va-t-elle écrire le 11 septembre ? Et il confronte ses propres souvenirs à ceux de l’auteur.  

Évidemment, au fil de la lecture j’ai été particulièrement attentive à la façon dont elle parlait de la génération suivante, celle de ses fils, cette génération qu’on a appelé “la bof génération”. J’ai apprécié qu’elle ne la dénigre pas, comme l’a souvent fait sa génération. J’attendais au tournant celle qui a construit sa légende sur l’ascension sociale. Allait-elle aborder la question de la régression qu’a connu la génération suivante, ce qu’on appelle souvent sa précarisation ? Eh bien oui, elle aborde tout ça. Les relations familiales sont décrites notamment au moment des repas de famille, où les relations entre générations m’ont paru particulièrement justes, comme le reste. L’autre génération en tous cas reste un mystère. A propos de ses fils, plusieurs fois elle en vient à dire qu’elle ne sait pas, jusque dans cette parenthèse : “(Elle ne sait pas si leur insouciance sociale est réelle ou feinte.)”

Le titre est emprunté à Virginia Woolf, sa conception du temps aussi, qui rappelle beaucoup “Les vagues”.

“Ce qui compte pour elle , c’est au contraire de saisir cette durée qui constitue son passage sur la terre à une époque donnée, ce temps qui l’a traversée, ce monde qu’elle a enregistré rien qu’en vivant.”

Un jour, (dans les années 80 ?), apparaît le projet d’écriture du texte que nous lisons. Mais comme le reste, il change, évolue à mesure qu’il se concrétise dans l’écriture et que nous le lisons. La fin est très émouvante. Alors qu’elle dit commencer à oublier les termes savants de sa discipline, son projet pourtant très ambitieux se dit plus simplement, se désintellectualise. Et il ne reste alors plus que l’envie de sauver (des instants, des sensations, des images…).

Je mets ce livre dans la malle pour l’île déserte, celle des livres à lire et relire à des âges différents, pour s’y lire soi-même et y lire les autres, et je vous le recommande.

Les années /Annie Ernaux, Gallimard, 2008, 241 p., ISBN 978-2-07-077922-2

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Je vous renvoie au billet de Sylvie et ses liens vers les billets des autres, parmi lesquels ceux de Rose, Yohan, Aifelle, Cathe, Dasola, Dominique, AntigoneLaurent, Thom… et Christian Sauvage (qui ne fait pas une critique mais nous raconte une histoire).

Suite à la remise du Prix de lecteurs du Télégramme 2009, j’ai attribué ici aux Années le Levraoueg d’or de l’autobiographie 2008-2009.

Nous passons comme l’éclair devant les sémaphores

Les vagues

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“Pourtant la vie est supportable, la vie a de bons moments.”

Il m’aura fait souffrir ce roman ! J’ai même tenté de le semer, de l’oublier dans un café, mais il m’a été restitué quelques semaines plus tard. Comme j’avais déjà fait une tentative il y a quelques années et que j’avais déjà égaré ce livre, il a donc fallu que je le recommence au début pour la troisième fois. Pourtant le pire justement, c’est le début. Le pire du pire, ce sont les trois premiers chapitres. Passé ce cap, on est sauvé. Ou du moins, on est pris au piège d’une écriture qu’on aimerait ne plus quitter. Une fois charmé par le style, on pardonne tout, et particulièrement ces personnages qui n’en sont pas vraiment. Et quand on a enfin compris que ce n’est pas à eux qu’il faut s’agripper sous peine de noyade, on a alors de bonnes chances d’arriver à bon port.

Mais voilà que je m’aperçois que ce premier paragraphe pourrait laisser penser que lire ce roman est une corvée dont on ne s’acquitte qu’au prix d’un terrible effort, alors que c’est un pur bonheur, une révélation comme on en a rarement. En fait, dans ce premier paragraphe comme sur ce blog en général, je ne parle pas des livres eux-mêmes mais de ma relation à eux, de mes expériences de lecture. Et de même qu’il y a parfois des coups de foudre, il y a aussi des rendez-vous manqués, et entre les deux des histoires qui commencent mal et qui pourtant deviennent de grandes histoires. Il y a aussi la manière dont nos lectures trouvent leur place dans nos vies quotidiennes. Certains livres demandent du temps. Et si comme moi (parfois) on en lit deux pages en attendant l’autobus avant de ne lire la troisième que plusieurs heures plus tard au cours d’une pause-lecture tout aussi courte, alors on a toutes les chances de peiner à entrer dans le roman et cela surtout si le style, les personnages, tout l’univers du roman sont aussi singuliers que ceux de Virginia Woolf.

Oui mais de quoi ça parle, se demande le lecteur impatient ? Comme son titre l’indique, cela parle des vagues. Et ça attaque fort, par un de ces courts chapitres en italique que l’on retrouve ensuite un chapitre sur deux, et qui se consacrent à la description de paysages marins. Dans le premier chapitre en italique “le soleil ne s’était pas encore levé”, dans le neuvième et dernier “le soleil s’était enfin couché”. Une journée passe donc ainsi à observer la mer, mais l’intrigue quant à elle ne progresse pas d’un millimètre au cours de ces passages en italique. 

Si l’on veut vraiment dire de quoi ça parle, en considérant ce livre comme un roman (et non comme une succcession de magnifiques poèmes en prose), c’est donc au reste qu’il faut s’intéresser, à ces neuf chapitres qui ne sont pas en italique et qui mettent en scène des personnages : Bernard, Suzanne, Rhoda, Neville, Louis et Jinny. Dans le premier chapitre ils sont enfants, dans le neuvième ils sont âgés. Une vie entière a donc passé.

“Combien je préfère le silence : cette tasse à café, cette table. Combien je préfère être assis dans cette salle vide, pareil à l’oiseau de mer esseulé perché sur un pieu au bord des flots. Je voudrais demeurer à jamais ici au milieu de ces simples choses, cette tasse à café, ce couteau, cette fourchette, choses en soi, et être enfin moi-même.”

“Les vagues” est un roman à six personnages, ou comme le dit joliment et justement Marguerite Yourcenar dans sa préface, reprenant en cela la métaphore de Virginia Woolf : “à six instruments plutôt, car il consiste uniquement en longs monologues intérieurs dont les courbes se succèdent, s’entrecroisent, avec une sûreté de dessin qui n’est pas sans rappeler l’Art de la fugue“. Pourtant chacun de ces instruments ne fait pas entendre une musique différente. Tous ces monologues intérieurs sont portés par une seule voix, la même que les personnages soient enfants ou plus âgés, et on ne les distingue les uns des autres que grâce aux “dit Bernard”, “dit Louis”… dont Virginia Woolf gratifie le lecteur.

Et vous voyez ce qui y arrive ? Je prétends dire de quoi ça parle et en fait je parle de la forme, parce que c’est ça ce roman : une forme avant toute chose. Quand je dis que c’est une forme avant toute chose, je veux dire que c’est ce que l’on voit d’abord (et c’est ce qui rebute un peu d’ailleurs). Mais ce n’est pas ce que l’on garde en soi une fois le livre refermé. Car en cours de lecture “Les vagues” devient tout autre chose, un roman sur la condition humaine, la petitesse des hommes devant l’immensité du monde, la brièveté d’une existence humaine au regard de l’histoire du monde. C’est un roman sur le temps, sur la destinée, et beaucoup, beaucoup, sur la solitude. C’est un roman sur les instants qui composent nos vies, des instants fugaces et pourtant gravés en nous pour toujours. C’est une interrogation sur ce qui passe et ce qui reste, sur ce qui change en nous et sur ce qui perdure, sur ce qui avec nous et au-delà de nous continue.  Et comme en plus tout cela est dit magnifiquement, on en sort bouleversé.

Virginia Woolf, je vous fais une promesse solennelle : jamais je n’abandonnerai un roman en cours de lecture pour être sûre de ne jamais passer à côté de ce bonheur là.  Et maintenant vous, lecteur de ce billet, si vous voulez savoir plus en détail de quoi ça parle, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

“La vie est agréable. La vie est bonne.

Le simple fait d’être en vie est une volupté.”

Virginia Woolf (1882-1941) a publié “Les vagues” en 1931, après “La traversée des apparences” (1915), “La chambre de Jacob” (1922), “Mrs Dalloway” (1925), “La promenade au phare” (1927), “Orlando” (1928). 

Les vagues / Virginia Woolf, préfacé et traduit de l’anglais par Marguerite Yourcenar (titre original : The waves), Le livre de poche (Biblio), 2005, ISBN 2-253-03057-0

Août 2009 : j’attribue à ce roman le Levraoueg d’or du classique du 20e siècle lu en 2008-2009 !